ARNAUD SEGLA
Le Cri de la Calebasse
II. Perles d’exil

« Je vais au large puiser. Sans peur de l’âme de fond. »
Prose
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Segla, Arnaud, 1978-, auteur
Le cri de la calebasse / Arnaud Segla
Sommaire: 1. Arôme antique — 2. Perles d’exil — 3. Oasis à l’orient
— 4. Noir mystère.
Comprend du texte en anglais.

ISBNKDP:9781791673154 (vol. 1)
ISBNKDP:9781791676230 (vol. 2)

I. Segla, Arnaud, 1978- . Arôme antique. II. Segla, Arnaud, 1978- . Perles d’exil. III. Segla, Arnaud, 1978- . Oasis
à l’orient
. IV. Segla, Arnaud, 1978- . Noir mystère. V. Titre.

PS8637.E445C74 2018 C
848′.6 C2018-940659-3

PS9637.E445C74 2018

Dépôt légal
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2018 Bibliothèque et Archives Canada, 2018

Maquette et mise en pages: ASSOUKA
Photo de couverture © acd
Conception couverture: Sullyvan Aguiar Paterson
admin@thewisemencouncil.com.
“Chaque Homme est important
aux yeux de Dieu”

A ma famille et mes amis pour leur soutien
Aux croyants et les responsables de la foi pour leur encadrement et leurs conseils.
A ceux qui sont dans la barque malmenée sans penser à dormir.
ASSOUKA

Ce livre est une invitation au repas, au divertissement.
Venez tremper votre cœur dans l’une des calebasses, y goûter la saveur, en ressentir la fraîcheur et espérer rassasier les faims de l’âme…

Installez-vous dans mon diwan et mettez-vous à l’aise.

Table des matières
Table des matières 7
Introduction 17
Préambule 20
RaCONTE 21
Hessivi, la fille à histoire 22
«mare de nuit» or “nightmare” 28
This is Taboo… 30
Noir étincelant 31
Jeûne premier 34
Les deux œufs 38
Passage à Cotonou 42
Rh! 43
Le Roi du pauvre 45
Le mariage de la poule et de la vache 51
La citrouille 52
PROSE À HIC 53
De Ouidah… 54
… A Port au Prince 55
Occupation 57
Une… C’est un mérite 58
A corps et en écris 59
Des cours âgés 61
Si Da 61
Moi, Nègre 62
Confessionnal 64
Ma mie à toi 64
Dot comme 65
Soucis 66
L’amour au plus réel 66
Séduction infinie 67
Âme ours 69
Pour à nouveau fricoter 70
Ne te retourne plus 71
Sans le froc 72
Par habitude 73
Maudit bond 74
Considération 75
Seul Pleureur 76
Mon complément 77
C’est Dieu qui donne 78
L’instant d’après 80
Keba na yo* 81
Aquarelle 81
Dis-moi 82
Exil 83
Fluide 84
Fear 84
Un enfant, deux Moi 86
L’amour à emporter 87
Les maîtres du temps 88
‘Ti B 89
L’affranchi 90
Mains ouvertes 91
Carnaval 93
Slam 94
Thunder Bay 95
A ceux morts dans l’attente 96
Omar est Mon nom 97
Bout d’isthme 98
Kayes! 99
Lion 100
La perte du Je 100
Bizuth! 102
A l’artiste et étoile 103
A la prochaine citadelle 104
Paris 104
Adassi 105
Ha Imagine! 106
Aventure ambiguë 107
Je vis 108
Le sourire 109
Malika 110
J’en tremble 111
Kati-Kati* 111
Famille 112
Étancher 113
Écuelle de l’être en marche 114
Trahison 114
Absence 115
Instants modernes 116
Vivre malgré 117
Un Noël sans père 118
Cheminée 118
Cellule 119
Sans avenir 120
Où est passé mon arc? 121
L’héritage 122
Ô Terre 124
Qui suis-je? 124
Feint 125
I can feel you 126
Marche-t-il donc sans soulier? 126
L’appel du corps 129
Amin 130
A toi qui m’a porté 131
6787 131
Ce cœur refuse de se battre 133
La prison du temps 134
L’invité 135
Terre d’enfance 136
Melissa CHUM d’un soir 137
Frisson 138
Providence 138
Au maître 139
Lin seul 141
Insensible 142
L’écorce et la vie 143
Le mystérieux aventurier 144
Guerrero, guère héro 145
Déroute 146
Ami ou disciple 147
A ma zone 148
Al Malik (le Roi Guerrier) 148
L’immigrant inconnu 149
Farafina reste zen* 150
Renverser le cours du temps 152
Mon rythme polaire 153
S’il nous plaisait à deux 154
Souvenirs évanescents 155
À “femmer” 156
L’amour illusoire 157
Litanie 158
Présence 159
Perdu 160
Sè* 161
Sillage 162
Souffle 162
PENSÉES 164
Précocité tardive 165
Vent nouveau 166
En esprit et en Vérité 167
Arrêt Saint-Denis 168
Dix cordes 170
Choix 170
Âge des raisons 171
Perles noires 172
Arithmétique 175
Troublé 176
Corps de garde 177
Renaissance 177
Attention 179
Gênées rations 181
Athénée 181
Clarté 183
Astres trop logiques 184
Yèhxwé* 184
Sabre et machette 187
Fils 189
Proposition 190
Perle 190
Tag 193
Vapeur 195
Vendredi 196
Étape 197
Diaphragme 199
Nièce 201
Réalité confrontée 203
Crépuscule 204
Pour la vie 205
Nature 206
Quotidien 207
Union 209
Message 210
Reconstruction 211
Orphelins 213
A QUOI ÇA RIME? 215
J’accuse! 216
La Vie. Une Lettre à la Mère 218
Du devoir de transmission 222
Yes we can speak 224
Amour interreligieux 227
Le retour 229
Famille 230
Initiatique 232
Rueda 233
J’entends ma Voie 234
Dans notre Collection 237
Collection Développement économique : 238
Collection Identité ethnique : 243
Collection développement durable : 245

Introduction

L’âge adulte doit aider l’homme à se délivrer de l’emprise des émotions limitantes. Les Prophètes et les autres guides ont entamé ce soin dont l’aboutissement passe par un effort de guérison intérieure du malade lui-même :

Or, un jour il monta en barque avec ses disciples; il leur dit : « Passons sur l’autre rive du lac », et ils gagnèrent le large. Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Un tourbillon de vent s’abattit sur le lac; la barque se remplissait et ils se trouvaient en danger. Ils s’approchèrent et réveillèrent en disant : « Maître, maître, nous périssons! » Il se réveilla, menaça le vent et les vagues : ils s’apaisèrent et le calme se fit. Puis il leur dit : « Où est votre foi? » Saisis de crainte, ils s’émerveillèrent et ils se disaient entre eux : « Qui donc est-il, pour qu’il commande même aux vents et aux flots et qu’ils lui obéissent? » Lc 8, 22-25

A la suite d’« Arôme antique », ce deuxième volume continue de tracer le contour et la présentation du projet d’écriture.

Après l’appel du romantisme et de l’engagement pour la Tradition, la peur s’invite à bord pour être contemplée et transformée en sentiment noble et libérer les esprits en attente de la pleine Conscience, dernière étape pour passer du mythe hérité à la pleine connaissance de la condition humaine. La Science et la spiritualité servant de points de jonction.

Malgré la variété des sujets, le guide reste le même et nous mène dans ce voyage intérieur, à la lumière de la poésie. Laissez vibrer votre calebasse personnelle accueillir la résonnance du message qui utilise toutes les voies pour venir à vous. Les mots de la citation qui suit, rapporté à la personne, montrent tout le défi de l’abandon de soi pour ce combat vers la libération, le réveil… L’éveil?

” There is no easy walk to freedom anywhere, and many of us will have to pass through the valley of the shadow of death again and again before we reach the mountaintop of our desires ”

Nelson Mandela

Préambule

Bien qu’étant l’auteur de « Prose à hic », pour te le dire, je ne prends pas un air si tragique. Car entre nous est ce complice Calice des savanes balayé par la brise chaude et, avant que ça ne se complique, boit à ma santé et prend une pause comique. La Calebasse ne garde pas ses répliques et t’explique encore le sens de son Cri rythmique avant de se remplir de ton viatique. Car le voyage sera long de la vision à la pensée, de la réflexion au cœur et du cœur à l’action. L’essence purifiée dans la Calebasse remplit pour un temps ton corps. Alors écoute, vois, ressens, digère. C’est à nouveau le Cri. C’est à nouveau l’écrit…

RaCONTE

« A terme, savoir vivre avec la différence et s’enrichir sera un gage de réconciliation et de paix »Pierre AKENDENGUE*

Je rends contes

Je ne conte que des histoires, je RaConte la vie dans son Intelligence. Le poète et le conteur font danser les esprits et les corps afin que la lumière se reconnaisse en eux.

*Album « Gorée », Lusafrica 2006

Hessivi, la fille à histoire

O djrou looo

O djrou vaaaaa

Odjrou zon priiiiiii mo la djè Nana lokpo dji*

Mais continuons en français si vous le permettez.

Hessivi avait hérité du don divin de recevoir des coups lorsqu’elle essayait d’aimer. Elle l’avait appris à ses dépens. Très tôt elle se mit à aussi frapper quand on lui fermait tout réconfort et à donner lorsqu’on lui demandait de se tenir à l’écart. A vivre ainsi, on ne savait plus d’elle que penser. Aimait-elle ou agressait-elle par souffrance reçue ? Que ne dit-on pas d’ailleurs de son Maitre de vie lui-même face à la souffrance, le malheur et l’injustice : « Ou est-il ? » « Pourquoi son Seigneur rappelle-t-il à Lui ceux qu’on aime ? » « Sa bonne nouvelle serait-elle des histoires ? ». Le Maître, selon son enseignement, pardonne et tend l’autre joue mais son disciple, lui, s’indigne facilement et entre en lutte.

C’est plein de son amour débordant, encombrant et maladroit ainsi que de son caractère de feu qu’elle se faisait qualifier de « fille à histoire », « folle », « petite sorcière », « briseuse de bonheur », j’en passe et des meilleurs (vous en savez sans doute plus que le narrateur sur ces expressions). Quel défi ! En effet comment concilier un héritage de sensibilité et des conditions de vie si hostiles où même le foyer peut se transformer en chaudron ? Ses parents se montraient durs avec elle car ils s’attendaient à ce qu’elle fût un modèle pour ses frères et sœurs. Elle se retourna alors vers son Maître de toutes ses forces, malgré les coups reçus et donnés pour survivre dans le village. Elle aimait retrouver son ami Sè avec qui elle partageait des moments de jeu dans la clairière où les femmes étendaient leur linge. Sachant qu’un jour la vie les séparerait du fait qu’il était plus âgé et qu’il devait se rendre en ville pour y étudier, elle fit alors à son fidèle ami quatre promesses de rester se battre au village avant de le rejoindre.

Quoi que son ami fît d’elle sans jamais vraiment faire fi d’elle, elle pria pour respecter ses promesses et aida autour d’elle du mieux qu’elle le put, s’attirant d’autres ennuis à vouloir créer son bonheur à tout prix. Elle s’arma d’une langue qui blesse et rétorque, d’une colère sans égale mais aussi d’un pardon maintes fois renouvelé, le tout pour vouloir croire en l’amour qui la délaissait toujours et sans aucun doute.

Dès qu’elle put rejoindre Sè, elle se rendit compte que la flamme qui avait brûlée n’était plus la même. Le bleu d’innocence avait fait place au jaune âcre dont la fumée se terminait en suie sur le toit de leur foyer naissant. Malgré le dur combat mené pour se réserver à Sè, combat qui l’avait contrainte à jouer de haine et de colère par amour, elle se voyait presque transformée en femme acariâtre par son autodéfense passée et risquait de perdre l’objet de tous ses efforts. Elle traversa ainsi tous les moments de leur vie et donna même de ce qu’elle n’avait pas pour les moribonds, les temples du Seigneur et fit en sorte que ses promesses tiennent bon. Elle voulait croire qu’elle avait toujours été celle qui avait aimé et que la vie des Hommes avait malmenée. Pas question de se racheter des bourreaux, juste vouloir reprendre son habit de noces de l’enfance. Enfin, Sè finit par la recevoir avec son cœur blessé et ses émotions du passé. Il savait ce qu’elle avait dû endurer pour en être là et lui pardonnait ses moments de rudesse. Ils se prirent à nouveau en amitié puis en amour dans une étreinte qui récompensait leur effort de mutuelle compréhension et de séduction. Ils décidèrent de se présenter au Père.

Elle s’accrocha aux ailes de son ange venu la chercher et, voyant son village et ses viles attitudes s’éloigner, elle put se redire une dernière fois ses promesses : « Pour toi je combattrai jusqu’à notre union.

De toi je naitrai l’enfant qui nous sourira.

Dans tes bras je ferai un monde qui nous accueillera.

Je t’aimerai jusqu’au souffle ultime que seul Dieu peut me retirer ».

Alors de leur foyer, elle se mit à observer les promesses se multiplier et donner du fruit autour de l’ami qui fit d’elle sa femme. « De promesses en promesses on tentera de combler le vide du passé ».

Hessivi, Berçait à présent l’une de ses promesses et lui transmettait l’histoire de sa famille et son parcours, celui de deux amants pris dans les filets du temps et de l’éloignement. Elle chantait pour son fils :

Ingrats et envieux riront
Mais tout en toi sera net
Jaloux et aigris souilleront
Mais tout en toi sera net
Des larmes encore couleront
Mais tout en toi sera net
Alors deuil et histoires disparaitront ?
Oui mais en toi tout en sera fête

Hessivi, anciennement fille à histoires, qui avaient accepté de quitter l’innocence de son amour pour combattre par ce même amour nous laissait sa petite histoire qu’elle nous résumait dans une dernière promesse dont la conclusion était à l’image de son Maître de vie, fidèle et aimant :

« Si tu emploies les armes de l’adversaire, assure-toi qu’elles ne feront pas du tort à ta propre vie ni à celle de ceux pour qui tu combats. »

Odjrou viti

Odjrou ta léééééé *

*introduction et conclusion traditionnelles de conte en pédah. Les Pédah (xwélah tò) sont un peuple du sud-ouest du Bénin anciennement Dahomey

«mare de nuit» or “nightmare”

Hi guys! Have you ever experienced to want to go to the bathroom and you encounter many obstacles before reach the glorious white porcelain? It can be any time anywhere. You’re with beautiful ladies at one activity. You forgot to go to the bathroom before leaving your house.

Everything is okay until someone speaks about have a beer. You go to the next pub and try to set a new record of the best drunk goofy. And then the first call occurs “you have to go to the bathroom.” You get in but have to do the line since many contenders also try to beat the record. You say you’ll wait. You take the metro or the bus to your house and the second call come out, but you don’t “pee up” since it’s crowded and make great effort to control the storm.

You reach your house, but the landlord wants to talk to you and it can’t wait. You try to be strong and listen to his problem with his wife. A few pearls of your precious liquid start to rain.

You dismiss at last your landlord. You walk toward the bathroom that seem to be truly ” the restroom “ this time but your phone rings. It’s your mother. Your mother calls are always important. You pick up and start to dance the strange dance of the one who want to have a rest with his vessel. As your mother say “I love you, good night” you have already opened the door of your temporary heaven. At last you surrender to the internal constrain with a real pleasure.

Something strange happens. You feel wet. As you wake up and see the disaster on your sheet, you think: “Oh no! it was a nightmare!”

Don’t drink and dream buddy!!
This is Taboo…

While preparing his arrival in an internship place, a young French speaking student had to make a call to his

Landlady for a room found on Internet in order to check everything before he moved in. And there we go: the rent, Internet, the dishes, the contract, the criminal check… Then he thought: what about the sheets? He was stopped in his mind. He would like to ask, “Do I have to bring my own sheet with me?” but he knew that it would have sound like “Do I have to bring my own shit with me?” A loud silence on the phone took place and seems to last a forever.

– Is everything okay? prompted the Landlady.

– Huh do I have to bring… (“don’t do it!” his mind was telling him) my huh…you know… for the bed… huh when we sleep…the cover…

– The sheet you mean”. she guessed.

“Yes exactly!” he thought to himself loudly, “thank God!”

– I supply them and wash them, said the Landlady.

– So it’s okay now. See you there.

He hung up and thought one more time, God bless “Taboo” game….

Noir étincelant

L’Univers Père avait deux enfants qu’il portait dans un pagne. L’un était sur le ventre l’autre au dos. L’Univers Père était en pleine création de la Terre. Après une dure journée de labeur, L’Univers Père prit de sommeil se retira pour se reposer, laissant ses deux enfants veiller sur sa création. Le Soleil et la Lune étaient alors frère et sœur. L’un brillait de ses qualités intrinsèques et innées qu’il dévoilait au grand jour pour aider les créatures. L’autre copiait son frère et, tant que les créatures étaient dans la nuit et la peur, elle leur faisait croire en ses lumières empruntées à son frère. Cette situation de dépendance vis-à-vis de son frère ne satisfaisait plus la Lune.

Un jour, elle décida de voler le secret de son frère pour briller comme lui. Ils se voyaient très peu. La Lune souvent chez son frère et ce dernier très peu chez elle de peur de l’assombrir aux yeux de la Terre. La Lune choisît une de ses visites pour corrompre l’étincelante femme du Soleil. Elle la fit boire et obtint d’elle le secret de l’éclat du Soleil. De retour dans son orbite, la Lune tenta de reproduire la formule magique devant l’amener à briller elle aussi. Elle récita une fois mais rien ne se produisit sur elle. A sa surprise, une étoile se créa et brillait toute seule sans l’aide du Soleil. La Lune mécontente reprit la formule mais une autre étoile se créa. Et ainsi de suite.

Bientôt l’Univers Père se réveilla et constata les étoiles créées. Il demanda qui avait fait cela. Le Soleil honnête avoua la faute de sa femme. La Lune quant à elle nia avoir utilisé la formule. Le Père remit de l’ordre dans son pagne car les étoiles créées s’étaient accumulées d’un côté de l’accoutrement en risquant de gêner son sommeil. Il les répartit autour de lui pour mieux rendre l’obscurité nécessaire au repos des créatures.

Pour punir les deux indélicates à l’origine du dérèglement, une déchéance fut prononcée à leur encontre. Il leur infligea à toutes les deux, un cycle de gloire et de dégénérescence où elle serait dans le noir et la douleur et qui leur permettrait de se rappeler de cette faute. La Lune jura secrètement de se venger.

Le matin était déjà là, l’Univers Père se remit à sa création. Voyant son Jardin, il cacha une partie de ses secrets dans un arbre puis décida de créer un être capable de retenir et d’utiliser ce qu’il avait manifesté.

Le premier homme vit le jour avec un manteau à la couleur de l’Univers : noir et étincelant tant que son cœur était pur. Vint le jour où la Lune se mit de connivence avec le Serpent…

Jeûne premier

Attention le petit conte arrive.
Attention le petit conte est là
Ouvrez les yeux et lisez avec attention pour ceux qui ont des oreilles…

D’Yeux esprit se matérialisa en un premier couple d’yeux divin qui était fait d’une paire très aimante. A tel point qu’ils arrivaient à peine à se regarder sans rougir. Ne pouvant donc se voir, et étant conscient de leur présence que par le biais de l’Intelligence, ils décidèrent d’avoir un enfant pour pouvoir au moins voir mutuellement leur amour matérialisé au quotidien. Tous les deux se fermèrent et avec l’aide de l’intelligence imaginèrent un descendant.

D’Yeux au masculin imagina un Souffle et demanda à créer un fils Nez. D’Yeux au féminin imagina un liquide et demanda à créer une Bouche fille. Les deux n’étaient pas d’accord et se mirent pour la première fois à se disputer. Ils allèrent dans tous les sens. A tel point que l’intelligence se perdit et exauça D’yeux au masculin en premier et créa le Nez qui devint le premier descendant de D’Yeux, fort et dominant. De ce nez sortit du Souffle et un vent se fit qui mit le feu à l’Univers qui était alors de braise. Alarmée, l’Intelligence exauça en secours D’Yeux au féminin qui devint rédempteur et miséricordieux. De l’eau venant de la bouche inonda la Calebasse contenant notre univers.

Deux enfants était nés et, avec eux, un univers calciné avec une couleur noir cendre. L’intelligence se mit à créer une excroissance dans la Calebasse pour y loger les deux fils rivaux. Mais l’air et l’eau se mêlait à chaque mouvement de la Calebasse et se battaient.

Finalement, l’Intelligence décida de ramener les deux belligérants dans le Corps de l’Univers et y créa des êtres vivants et de la matière lui permettant de surveiller en vicaire et à titre d’indicateurs par leur corps en univers réduit, les disputes des deux couples. Seul l’intelligence pouvait, jusqu’alors, savoir et dire ce que faisait les D’yeux et les deux enfants Nez et Bouche. Afin de calmer les deux bagarreurs, Elle créa une paire d’oreilles, intermédiaires des D’Yeux, pour épouser et être commandé par les enfants et tenter de ramener la paix. Ainsi la Bouche ne pouvait parler aux oreilles seulement si le Nez créait du Souffle pour faire passer le message. Et le Nez ne pouvait faire entendre son Souffle que lorsque la bouche se fermait. Les D’Yeux pouvaient également se parler et s’entendre sans passer par l’Intelligence tant que les deux fils étaient d’accord. L’intelligence voyant l’équilibre à nouveau rétablit se retira dans le Corps pour s’y reposer.

Elle fut réveillée le jour où la bouche avala son premier fruit et que le Temps se mit à emplir le Corps de l’Univers et à faire tourner l’horloge de l’Existence. Le nez avait donné assez de Souffle aux oreilles pour que le Temps ennemi de l’Intelligence, Sagesse éternelle, puisse parler à la Bouche, pendant le sommeil des D’Yeux, et la convaincre de l’avaler.

Dans une longue digestion, où seul le sacrifice des fautifs pouvait rendre l’intemporalité à l’Intelligence et l’Existence, la langue de la Bouche furent raccourcie et le nez en partie cloisonné en punition. Chacun reçu une partie du pouvoir de l’autre pour se rendre autonome. La Bouche pouvait sortir de l’air et le Nez faire couler le l’eau.

Depuis ce jour, les créatures représentant D’yeux et l’état du Corps de l’Univers, luttent pour se défaire de la malice du temps et entrer dans l’éternité de l’Intelligence cette conscience intemporelle et universelle. Ne dit-on pas que la langue de la Bouche et les narines du nez ne peuvent plus se toucher? Alors si je disais vrai dans ce conte, peut être aurais-je pu tout de même le faire….

Le petit conte est fini
Le petit conte s’en va.

Les deux œufs

Le Temps fut créé par un œuf qui était né en explosant et en se retenant. De cet œuf pris forme douze alvéoles intérieures. Dans chacune d’elle régnait un couple souverain et chaque couple régnait chacun à son tour. Deux alvéoles restaient vides pour le début et la fin. Chaque couple souverain ouvrait un cycle de règne par un œuf de la Tradition qu’il recevait.

Au terme de son règne, le couple souverain choisissait le dernier de la descendance comme fils héritier. C’était le dizième. Laissant alors briller une étoile au firmament, il s’incarnait dans un nouvel œuf pour être à nouveau et transmettre sa part de la science du Temps au couple souverain suivant qui héritait de cet œuf à élever. Les couples se reformaient à chaque cycle. Ainsi en était-il du temps dans l’infini des cycles, des incroyances et des êtres

Un autre œuf créa aussi la Vie en matrice composée de 26 alvéoles. 6 étaient fertiles et le reste, pleine de matière. Parmi elle, une était à la fois fertile et pleine de matière et elle seul transmettait la vie fertile. L’œuf vivait parcouru par l’écho vivant dans les alvéoles fertiles.

Tous deux se révélèrent aux hommes et formèrent leur univers de connaissance. Et les hommes se divisèrent à leur vue sauf quelques un qui devinrent mage.

Lorsque l’œuf du temps se présenta, les hommes s’écrièrent affolés : « Aaaaaaahh combien de temps avons-nous pour vivre? »

Un rayon de l’étoile du couple souverain du Temps se logea dans une alvéole de l’œuf de Vie et révéla son Essence. Les mages décodèrent et le dirent aux hommes qu’un autre règne naissait.

« Ooooooooh la vie c’est donc ça? » S’écrièrent-ils tout étonnés.

Prenant conscience de la fragilité de la vie ils prirent peur du Temps et de son Essence de Vie révélée.

A ce moment, l’œuf contenant le couple de la science du Temps éclot et son Engendré vint rassurer les hommes sur les qualités du Maître de vie et sur l’Éternité de Son existence.

Il leur demanda de profiter de la vie ainsi offerte en retrouvant leur Conscience pleine.

« Eeeeeeehh on est sauvé! » s’écrièrent les hommes qui se mirent à vivre délivré de cette peur du néant.

L’Essence du Temps et la Matrice de vie quitta à nouveau leur regard.

Ils fêtèrent ainsi pendant 10 jours et 4 nuits mais gardèrent le souvenir de cette rencontre par la mémoire de mages. Ces derniers retinrent et transmirent par le son riche en écho et par l’écrit qui ne craint pas le temps ni le vent.

Passage à Cotonou

L’accueil dans le hall où se bouscule chariot et charrié
Le flux de « bonne arrivée! » et de visage inconnus
Valises posées dans la malle et le défi devient routier
Le code et la conduite ont une réalité robuste par ici
Les équilibristes de la circulation portant leur maillot jaune de leader mènent la danse au prix de quelques invectives de mauvais aloi.
La maison attend impassible le retour du fils de passage
Qui agira en « Yovo » sauf pour les mets de son enfance
Il en coute de ne plus savoir vivre chez soi et de n’être nulle part à l’aise
Le quartiers défilent dans la mémoire en reconstitution pour le futur fugitif
Kouhounou, Zogbo, Dantokpa, Akpakpa, Ganhi et même Jonquet si souvent masqué
La famille compte pour beaucoup et la salutation marque les limites des ententes
La culture, très riche à laquelle on a jamais totalement accès, faute de temps et fort de lassitude, glisse avec les obligations religieuses.
D’où nous vient donc ce monstre sans racines?
De sa propre histoire!
Enfin le village devient le lointain souvenir des hôtes non-initiés qui séjournent de jour pour le confort et la perdition des traditions.
Que peut-on faire de ce sang qui se verse innocemment sans aucune notion de mémoire ailleurs où sa valeur n’est pas totalement reconnue?

Rh!

Rh! fulminait de rage et ruminait sa vengeance. Pourquoi la Vie la traitait ainsi. Elle qui avait été si dévouée et assidue au culte. Dieu l’oubliait dans sa Providence.

Rh! Observa autour d’elle. Elle vit le pauvre secouru. Elle vit le riche sous courroux. Elle n’était ni riche ni pauvre et demeurait dans le « no man’s land » du pourvoi. Sa provision faite elle se résolu à courir la richesse comme les autres. Était-ce sa voie? Avait-elle la voix? Vivait-elle la foi?

Rh! Avait choisi la rébellion contre sa condition sans attendre de bénédiction pour son combat. C’était ça aussi le destin: recevoir le livre et accepter ou non de le suivre.

Rrrrrrrrrrrhh!! Ce sont les pleurs et les grincements de dents qui résonnent. Le Futur s’est conjugué avec un verbe simple: prendre. Prendre sans posséder. Prendre sans s’enflammer. Les mains vides pour s’adapter. Rh! Laisse aller sa colère. Car en toute chose c’est la volonté de Dieu qui doit primer.

Alors Rh! choisit la fin de la connexion à la Vie. Rh! C’est le défi de l’abandon et de la soumission jusqu’au bout dans la détente absolue. Celle qui grandit intérieurement et rayonne à l’extérieur. Mais tout partira toujours du Point cette Définition du qui aligne le Seigneur avec le serviteur (corps et âme). Rh! Est perdu!

Le Roi du pauvre

Partie I

Un riche Paysan à qui il ne manquait plus que la gloire et le pouvoir pour être totalement heureux, cherchait désespérément un moyen pour y parvenir. Sa qualité de paysan lui rendait ce désir difficile à réaliser malgré sa richesse. Il avait une femme qu’il aimait bien et des enfants qui acceptaient encore de labourer pour faire croire à la fable. Son verger était fertile et beaucoup de villageois se demandaient comment il arrivait à avoir des fruits aussi bons.

Il était maître dans l’art d’arroser ses plantes et arbres avec une eau enrichie de composte et il avait le don de parler aux plantes.

Un jour, le Prince cadet goûta à un panier de ses fruits qu’un serviteur avait apporté et alors le Paysan fut appelé au palais pour qu’il livre son secret.

Le paysan, croyant au début sa gloire arrivée, déchanta vite lorsqu’il fut enchainé et torturé. Le Prince voulait que tous les vergers du pays donnent d’aussi bons fruits pour plaire à son père et défaire son frère, l’héritier. Il fit porter dans la cellule du paysan, un cactus magique avec de l’eau et du compost. Il devait faire produire un fruit savoureux au cactus et ainsi par enchantement, tous les vergers seraient dotés de fruits succulents.

S’il réussissait, il pourrait demander ce qu’il voulait. Après maintes réflexions, il se résolu à sacrifier son secret et composer son eau miracle.

Le cactus fleurît puis donna un fruit qu’aucune légende ne peut décrire tant il était bon. Le Prince, tout content, offrit le fruit à l’héritier qui en succomba. Le roi fit appeler le Paysan qui s’empressa de monter les marches croyant son tour venu pour régner. Il sortit de cette illusion quand il apprit ce qui était arrivé à l’héritier par sa faute. Il voulut s’expliquer mais le cadet intervint et exposa que d’autres personnes mourraient dans le royaume à cause de ses fruits. Le Roi mécontent fit interdire les produits venant des vergers infestés. Il envoya chercher le bourreau pour exécuter le malheureux. A ce moment un mal de cœur l’emporta. Le prince monta sur le trône et mis en exil, loin sur une île déserte, le Paysan à l’ambition démesurée.

Partie II

Comme à son habitude, le Paysan se mit à soigner les plantes sur l’île. Bientôt celle-ci devint luxuriante et les quelques gardes qui veillaient sur lui étaient rempli d’admiration. Ils comprirent le tour du Prince mauvais devenu roi mais lui restèrent fidèle. Le parfum des plantes était si fort qu’il parvint aux narines du méchant Roi qui avait appauvri le royaume par son appétit et sa grandiloquence. Le parfum vint en châtiment divin car chaque jour il déclencha un trouble respiratoire au souverain. Celui-ci fit couper toutes les fleurs, puis tous les arbres fruitiers.

Au bout d’un moment, il alla interroger ses fidèles sorciers qui lui annoncèrent les nouveaux prodiges du Paysan. Plusieurs gardes avaientt fini par se rallier à celui qu’on appelait le Paysan roi. A la tête d’une armée de nombreux soldats saouls, le Roi, masqués pour se protéger du parfum des fleurs, s’attaqua à son ancien serviteur.

Ils débarquèrent d’une façon désordonnée et, à l’exception du Roi arriviste, tous les soldats furent ramenés à de meilleurs sentiments par le parfum exaltant et beaucoup se mirent à manger des fruits et boire une eau apaisante, ce dont ils manquaient à présent au royaume.

Les deux rivaux se dévisagèrent et, dégainant son sabre, le roi illégitime fonça sur le Paysan. Celui-ci se mit à lui envoyer des fruits au visage. Au troisième ananas, le masque tomba et le roi fut pris de l’étouffement causé par le parfum des fleurs. Il tomba dans un canal d’irrigation et s’y noya.

Partie III

Le Paysan fut porté en gloire au royaume où il retrouva sa famille et sa maison. Il refusa de régner mais offrit d’aider le nouveau souverain à ramener le bonheur dans le royaume.

Il voulait à présent une vie simple et profiter des fruits de son travail et voir les sujets du Roi apprécier ses récoltes. Il fut tout de même intronisé Paysan Roi. Son royaume personnel étant son corps et sa science. Il considérait en effet, qu’il régnait sur lui-même, pauvre et à présent sage. Tant qu’il aurait un peu d’eau et une terre, il pourrait faire fleurir et donner du fruit à ceux qui en ont besoin.

Aujourd’hui encore ses descendants tentent de faire de nos déserts, une île luxuriante d’où le parfum ira rappeler l’essence divine au souverain peu scrupuleux.

Le mariage de la poule et de la vache

Un fou devait statuer en tant que juge de son pays. On lui apporta le premier cas : un mariage forcé à valider entre une vache et une poule.

Il s’endormit trois fois pendant l’audience et au pet qui le réveilla, il décida que la poule devait faire du lait avant que la vache ne ponde leurs propres œufs.

Depuis ce jour, les poules et les vaches vivent leur vie sans vouloir se marier et certains fous continuent à jouer aux sages et aux juges.

La citrouille

Une citrouille se trouvait grosse et moche. Elle demanda à la cuisinière de la mettre au feu pour qu’elle maigrisse un peu. Au bout d’un long moment dû à l’oubli de la cuisinière, elle se trouva flasque au fond du chaudron. Ne pouvant y tenir, elle supplia pour être mise en soupe et d’être mangée pour quitter cet état si peu glorieux. La cuisinière en fit son repas en se demandant ce qui avait bien pu traverser l’esprit de cette pauvre citrouille pour faire cette expérience. De son ventre la citrouille répondit. « Maintenant au moins je suis mince comme un boyau et belle à travers toi »

« L’insatisfaction de son aspect extérieur ne se règle pas en pratiquant un conditionnement intérieur éphémère et faux. »

PROSE À HIC

“We believe that as people living in the united states it is our responsibility to resist the injustices done by our government in our names.”
Saul WILLIAMS*

Africa unite

As United States of Africa is still a dream for you, wake up and build it in the reality. From parents to sons, generation to generation bring a stone to build the citadel of our People. So we can settle again in the Nation of those who have the skin colour of the black sand but still are in the heart of God.

*Extract from “Not in our names, the pledge to resist”

De Ouidah…

Franchi la porte invisible qui extrade mon âme
Je plonge de mon regard vers cet inconnu infini
Cette mer d’immensité qui donne mal au cœur
D’avoir quitté ma terre pour suivre le séjour de l’exil
Car de Dahomey à Haïti le voyage ne fut pas bénin
Perdant Agbadja pour retracer mes pas au Kompa
Je réconcilie épaules, reins et pieds dans la transe
Sans faire de vœux doux ni d’envoutement de Vodún
Je mêle à ma langue le goût sucré du chant des bateaux
Pourquoi alors avoir laissé notre fond pour l’auréole?
Créé le Créole sans mise de Fon, de Pédah ni d’Adja?
Je me suis perdu entre l’enclave et l’île en part haï
Suis-je l’esclave ou le fils dont on a su coupé la tige mature
Mais la racine rebelle veut voir ses fruits dorer au soleil
Ces Peuples du pays de la canne à sucre, distillé au vent
Dont le souvenir est à jamais gardés dans nos langues
Afin qu’au jour ou nous seront mûres aux réalités amies
Nous partagions en frère ablo et rhum, griyot et sodabi
Au son et aux couleurs du temps qui franchit la distance

… A Port au Prince

L’arrêt au port fut dur. J’aurais aimé la connaître
Poser mon pied sur la partie déserte de ton « il »
Je me contente de la vie de ta diaspora pour mon diaporama
Les couleurs, les racines et les fruits qui font rêver
Reviennent dans le souvenir lointain du premier contact
L’odeur du rhum plane encore sans aucun espoir d’ébriété
J’aime la vie que tu portes en eux sans le « il » de ton île
Une blessure faite à notre sang saigne dans nos yeux
J’avale ma salive à te voir pleine de promesse et de courage
Garde ton franc attrait à la nature et avance sans regrets
Car derrière mon amour t’es soufflé à chaque mot
Alors va, flotte et me venge, île de mon désir.

Occupation

Les troupes d’envie s’invitent et prennent le temps
Couvre-feux et lois matinales règnent sur le noir agenda
L’attention jadis disponible se dissipe jour après jour
L’entourage se délie en même temps que les motions.

Aucun bond pour le moribond ni de saut pour le sot
L’effort pour soi retient la source d’empathie altérée
Le puits en « si », citerne si terne, est ainsi jusqu’à terme.
L’occupation emprisonne aides et besoins dans leur siège

Une… C’est un mérite

Une femme cela se mérite
Vouloir combattre une poussière pour l’Univers
Pouvoir y voir la seule raison de couler une larme
Savoir en faire son étoile et briller tous feux pour elles

Une femme cela se respecte
Vouloir lui dire le tort sans toucher le corps
Pouvoir écouter subir son mord sans en baver
Savoir l’épauler et tirer les vers sans viser sa destinée

Une femme ça se préserve
Vouloir maintenir sa côte au plus près du cœur
Pouvoir rire de la Vie et de son prolongement fragile
Savoir ravaler les larmes blessées et embrasser le pardon

Une femme ça a son mérite, et elle partage l’Homme

A corps et en écris

Elle sait l’importance du savoir-faire pour la cours au long des jours. Elle aime le jeu de l’atour et l’effort du prétendant qui accourt. Mais inutile de faire des yeux de velours car il va lui faire l’amour.

Elle a besoin de temps pour prendre la mesure du ton. Elle s’active comme l’aiguille, horloge du tic au tac à l’allure illusoire. Pourtant tant d’étangs en pause détendent des Importants.

Elle se pose et prends le confort de la pièce, l’ambiance est à la sieste. Elle n’est pas dans son assiette. Hélas c’est dans la scène. Huiles toujours indispensables et mains d’œuvre de massage assènent leur tendresse.
Le « hard » corps en est à l’armistice, il poursuit ce vice pour lui rendre service. Car le moment est propice pour que ses yeux plissent. La prise en main de la peau si lisse, glisse du supplice vers le « french Kiss ».

Elle sent l’encens brûler au loin dans son origine et air persan. Les langues se délient et le discours devient indécent et c’est sans façon. D’abord incandescent, la passion devient effervescente.

L’ébat devient combat. Les lutteurs tombent bien bas. L’épaule n’est plus dans le débat quand s’abat le vaincu sans bâts. Toute défaite, écartée, le vainqueur se protège des coups bas.
L’entrée en matière reste hantée par la mesure du bienfait. Le rythme de la cognée s’attaque aux racines imprégnées. La sève diffuse son parfum de l’humus à l’éclat de l’œil ensoleillé.

La complainte succède aux clameurs sans être deuil mais saveur. L’harmonie d’un bonheur asynchrone trouve sa place dans la grandeur de la fleur. Une portion d’heure pour une possession d’extase qui laisse rêveur…

Des cours âgés

Loin du temps qui s’écoule
l’ondée amère et souillée
Une immense lave de froideur
Le Pont-pays n’y résiste plus
L’être s’évacue d’un regard éteint
Vers l’âtre promis aux vestiges

Si Da

Si Da ne s’était emporté, le malheur n’aurait peut-être pas frappé.
Si Da n’avait pas permis, SIDA ne nous aurait peut-être pas été transmis.
Si Da ne nous avait pas eu en miséricorde, l’espoir ne renaitrait peut-être pas pour que notre conscience nous mène au remède.
L’Amour blessé, se soigne dans l’effort collectif de transmission saine de la Vie.
On a tous eu besoin d’AIDES un jour par et pour un plus petit que soi, un prochain…

Moi, Nègre

Moi, pas comptant* dans l’identification
La peau, la chevelure et le nez recouvrent notre cœur
Ensanglanté de l’intérieur par les coups subtils qui blessent
Parfois dans une hémorragie de larmes
Qui saignent autant que se dit le verbe de la douleur

Moi, pas comptant* dans le regard de l’autre
Le diplôme, le salaire et l’esprit recouvrent notre âme
Isolée en profondeur par les collusions subtiles qui délaissent
Parfois dans un désert de considération
Qui rend oisif autant que fleuri cet espace irrigué

Nos pas à tous comptant dans l’opposition de valeurs
Les classes, la richesse et la foi recouvre notre distance
Rallongé par les historiens et la mémoire des traditions
Parfois dans le marathon des savoirs et de la sagesse
Qui assoiffe autant qu’y abreuve les initiés intéressés

*Ne comptant pas (« pas content » littéralement)

Confessionnal

Le poids des sciences
Consenties et inconcevables
La fraude guette la file d’infidèle
Mais la tente toujours demeure
Quand l’Absolu retrouve sa grandeur
Alors s’apprête le prochain impertinent
Dans une chaîne qui délie
et lave l’Âme du monde

Ma mie à toi

Sur une plage, seul, vêtu du néant
J’aimerai me donner des airs d’initiés
Et m’immiscer dans les secrets de la création
Celle révélé par une sirène sans queue de poisson
Rouler au son des vagues en couvertures
La lune tamise de sa lueur l’immense couche
Où les silhouettes sillonnent le sable
en ondulations reptiles et fertiles
Dot comme

Le rhum et le fagot de cannes au pied, l’origine est bien visible.
Les fruits et la langue se dévisagent et se savent épiés.
Le parfum de la chair transperce l’épiderme.
L’éclipse sera rayonnante.

Le visage est clair, les propos nets et le regard plein de force.
La séduction a laissé place à la tradition et la traduction.
Quand la culture se vit dans le pont tissé par des lianes rebelles
Et fournissent le passage aux époux du bout du monde.

Le réseau sans toile alimente les éclats.
La beauté trône sous le poids du devoir et de la richesse héritée de l’Ancêtre primordial.
Bientôt connecté le couple adressera son art aux basses et hôtes.
En attendant cette dot, comme su fixe, scelle l’union dans le cœur des communautés aux « eus » de coutumes.

Soucis

Rimant souvent avec ennuis,
Ils hantent les nuits et polluent la vie
Que l’abstrait de l’envie se décompose en agonie,
Le seul remède réel est de lâcher l’emprise
Pour recevoir le présent enrichi de son Espérance.

L’amour au plus réel

Si j’avais pu être et naître avec elle pour que nous ayons l’âge de l’amour sans fin

L’amour rend aveugle mais la revoir me rendra-t-il son amour?
Dans ma cécité je n’ai imaginé que son fantôme par nécessité
En prenant le chant des anges pour des blâmes fait d’images
A porter ces plaies jusqu’à la prochaine âme sœur à soigner de l’oubli
J’ai éveillé le souvenir de la source de ma soif et offert mes illusions
En vivant l’amour au plus réel sans compter ni retenir les émotions
Aimer sans conditions, aimer sans calcul, aimer sans peur d’être déçu
Plus près de l’unique cœur au quotidien que d’errants cœurs à panser
Ma vie à deux, au plus réel et près de toi que je n’ai pas su voir à temps

Séduction infinie

On n’entre pas dans une tradition comme on veut, même en passant par le cœur.

Je n’ai pas ton physique, ta mimique ni ta logique généalogique
Mais je t’offre mon cœur rouge sang

Je n’ai pas ta langue, ta saveur ni ton accent au-dessus de tout
Mais je t’offre mon baiser doux et de braise

Je n’ai pas ton histoire, tes hauts faits ni ton épopée grandiose
Mais je t’offre mon quotidien fait d’amour

Je n’ai pas ton Eden pour pays, ta richesse ni ta culture fertile
Mais je t’offre l’espace de mes bras fermes

Je n’aurais jamais assez de temps pour me convertir à ton Toi
Sans y oublier mon cœur qui l’a voulu

Je n’aurais jamais assez de mots pour t’inviter tout au fond de moi
Si tu le vis en captive clef en main

Âme ours

Âme ours je te changerai de Grise lie en Câlin’ ours
Par la force mon charme qui te désarme déjà.

Âme ours vois mon amour briller dans mon regard intense
Âme ours l’hypnose involontaire te fait abandonner ta fourrure
Tant mieux, il va faire chaud entre nous tu verras

Âme ours sens ma main saisir tes pattes lourdes et sans attention
Âme ours ce simple contact sensuel t’arrache toute tes dents mortelles
Tant mieux, il est temps de passer à la prise de l’ours

Âme ours reçois mon baiser torride qui te faire perdre la tête et le reste
Âme ours la tempête a dévasté les repères de ton antre de solitaire
Tant mieux, apprend donc les mots Câlin et Amours

Pour à nouveau fricoter

Pourquoi avons-nous laissé la haine d’un échange briser la chaîne de notre complicité. Si je pouvais, je changerais ce maillon de notre vécu.

L’instant fou a défait les mailles d’années de tricot sans gros accrocs
L’écharpe qui nous sert depuis pour nos bras blessés à trop user des crocs
C’est injuste un moment de haine contre mille d’amour

Chacun a repris l’aiguille mais que faire seul avec un tel souvenir de nous
Si ce n’est chercher à te la redonner sans effort pour que tu me reviennes
C’est injuste une seule maille ratée contre mille de réussi

Le temps sait diluer la douleur et cicatriser les écarts dans les textures
Je défais déjà ma partie d’écharpe pour t’offrir un châle de tendresse
C’est juste un seul moment de pardon contre mille d’orgueil

Ne te retourne plus

Mon choix est clair et c’est toi. Ne me laisse pas le temps de même penser à en douter. Embrase mon cœur de ton amour.

Je t’aime à en perdre la raison. J’en ai peur et cherche une explication.
Je brûle d’une flamme qui a peur de manquer de son carburant unique.
Tu m’aimes et me donne ta confiance. Tu es sûr de ton choix et c’est moi.
Je laisse ma vie, prise par tes yeux qui appellent des jeux amoureux.
Plongé dans ton regard j’oublie mes doutes et demande à faire toute la route.
On est deux et s’est tant mieux, car pour être trois je vais avoir besoin de toi.

Sans le froc

Ah le fric ! Si on l’avait, on construirait des châteaux en Champagne et des gratte-ciels avec des puces.

Ah le « freak » ! C’est toujours celui qui rêve et à de l’ambition dans sa vie de bohème qui en hérite.

C’est fou quand il y a tant d’« Aime » dans les maux !

Le « freak » sans le fric, est bien toléré pour l’économie dans le savoir vivre. Mais le fric sans le « freak » est vraiment une cloison qui isole des passions

C’est fou, si j’avais le fric j’en serai surement un pauvre « freak » !

Par habitude

Je t’ai aimé par habitude
Comme si les sentiments étaient
Finalement tous tombés en désuétude
Le fantôme de l’Idéal guette et hante toujours
Le reste de doute et d’illusion non consommés

J’aimerai te voir partir
Et laisser le champ à une autre graine
Mais voilà, le Moissonneur ne trouve pas
De faux pour trancher

Le devoir s’inscrit dans l’esprit en caillé de textes
Où la loi se fait traire et trahit la liberté
Je t’ai aimé par habitude et à présent
Je laisse ma solitude vivre à tes côtés

Maudit bond

Le handicap avoué n’est pas moitié de part donnée
Celui qui vit dans le contact dépaysant d’un enclos
Où les peurs et l’amour créent la même solidarité
Dans lequel navigue la barque du rescapé
Qui écope plus ses peines que par peine de couler
Le désir de survivre au naufrage guide ses rats internes
Vers une terre solitaire, île d’indépendance
Où les flots de sollicitudes s’échouent sur le calme chaud
Du sablier qu’il retourne à chaque rencontre impromptue

Considération

Son manque démobilise l’esprit
Range le doute dans le tiroir du mépris
Après tant d’échanges ne pas être compris
Et pis encore être l’objet des mots dits

Son excès valorise l’indifférence
Ne plus trouver de sens à accorder l’attention
Y voir le reflet mérité d’une voie sans pression
Et l’on puise dans l’admiration son essence

La considération décline avec le temps
Se conjugue avec l’intérêt latent
S’attribue à un Simple qui n’a rien d’un Sultan
Quand le charisme demeure immuable au présent…

Seul Pleureur

Le poids de la case m’écrase
Cette cellule grise où je m’emprisonne
Pendant que l’autre vit sa vie riche en couleur
Composant un arc circonstanciel de leurres

Ne pouvoir vivre dans leurs mémoires
Me libérer des chaînes sans qu’ils ne viennent me voir
Alors je t’écris en sourd doué qui a perdu sa voix
Quand le silence n’est que pas fantômes de nos émois

J’ouvre la porte à l’inconnu
L’air frais s’engouffre et conquiert, le contenu
Un mélange de honte et de besoin, d’incompris et de mépris
La rencontre libre s’offre en consolation temporaire de l’esprit

Le vase reste ouvert et attend son heure
Quand l’eau jaillira pour un palais conquis sans heurt
A plusieurs contre cette solitude, elle s’isole un temps en outre
Et s’éveillera en vin nouveau lorsqu’ils n’en auront plus rien à…

Mon complément

Tu es mon complément d’objet direct
Celui d’une phrase qui commence par « j’aime… »
Et finit par ton nom
Longtemps tu as dit non, alors j’ai cherché ailleurs
Savoir si être mon attribut du sujet t’irais mieux
Celui d’une phrase qui commence par « mon amour est… »
Et finit par tes traits
N’être que sujet de phrase c’est aussi naitre que sujet d’un Roi
Celui qui m’a amené à toi et guidé par Sa foi
J’observe Sa loi et je sais que tu es ma voie
Alors je t’aime de tout mon cœur, sujet, verbe et complément
Et que cette phrase sans majuscule ni point s’insère dans le simple poème de notre vie.

C’est Dieu qui donne

Je pourrais faire la cour, toucher aux palais
Être courtisan et plaire aux souverains
Au risque de perdre ma bourse, ma course, ma douce
Et surtout ma vie car…
C’est Dieu qui donne

Je pourrais faire pour le mieux, paraitre saint et homme heureux
Être l’idole et croire à mon dieu
Au risque de perdre mes justes, mes frustres, mes cultes
Et surtout ma vie car…
C’est Dieu qui donne

Je pourrais faire commerce glorieux, m’enchainer au succès
Être l’artisan et bâtir d’un art, cent revenus
Au risque de perdre ma morale, mon moral, mon travail
Et surtout ma vie car…
C’est Dieu qui donne

Je pourrais faire tout, en tant qu’Homme
Être un symbole et penser mon existence
Au risque de perdre la loi, la foi, la Voie
Et surtout la Vie car…

C’est Sagesse qui révèle
Esprit qui guide
Verbe qui crée
Corps qui se soumet car au final…

C’est Dieu qui trône

L’instant d’après

L’instant d’après c’est toujours l’appel du futur
Dans un présent rempli d’amertume et de désir

L’instant d’après c’est toujours le pas assez de stations
Dans une posture qui fige le repos et la méditation

L’instant d’après c’est toujours une cellule qui accueille
Dans un transfert de prison, des mûrs à la raison

L’instant d’après c’est toujours le refus des sollicitudes
Dans l’attente et les sentiments d’un corps en roc

L’instant d’après ce ne sera que le fil de l’attention
Quand l’Homme sera délivré de son arrogance

Keba na yo*

Le soin à l’âme et au cœur
font de moi l’incrédule auteur
Du voyage entrepris sans les pleurs
J’attendrais le regard sans peur
De revoir en toi cette pure lueur
De l’attrait contenu par pudeur
L’eau jaillit de la Source aux reflets de cristal
et s’installe au cœur des palais désaffectés :
Ps 89, 29
Oui, mon dernier vers d’eau sera pour toi.

*veut dire « prends soin de toi » en Lingala, langue utilisée dans les deux Congo

Aquarelle

Aqua. Tu préfigures le destin de l’assoiffé.
A quoi cela reviendrait de vouloir te changer?
Tu es là, bien réelle, et depuis ce n’est plus pareil
Le vide s’étend derrière la dernière porte à franchir
Ma préférence : la solitude dans l’illusion du temps
Tant que ne se reconstruit pas la passerelle vers l’éternel dessein
Je t’imagine encore et les traits courent sur la toile
Un vocable ambulatoire que je panse au matin de l’hécatombe

Dis-moi

Dis-moi est-ce donc ça mon sacrifice?
Dix pour cent d’une grâce qui continue
Dix pour cent d’un Amour infini
Dit pour un sang précieux, don de vie pour le Père
Crois-moi, pour sa gloire cela ne suffit car…
Cent pour cent de ma joie viens de Lui
Cent pour cent de ma Charité coule de sa Source
Sang pour sang, moi, j’offre une goutte contre un océan
J’ai rue Salem pour adresse de mon sanctuaire
Alors fraternellement, je donne

Exil

Elle revît l’ile dont elle avait rêvé
Et elle repart sur ce raz d’eau qui la ravit
Nos cœurs chauds lui servent de sable fin
Sur lequel elle se couche et vit l’idylle
Dans une Réunion d’affections métissées
Ce lit d’îles conquiert sa vie et ses amis

En hommage à Yéni L. (« Yeni, Vidi, Vici; je suis Yéni, je suis venu, j’ai vaincu. PCEM1 »)

Fluide

Équilibre des sens
Liberté des courants
Fleuves, rivières, rus aux cœurs des Cités
Poussée et flots des vents, brises d’Automne
Fluides cantonnés à suivre un guide central
Affranchi de toute conduite externe rigide
La Source fixe la trajectoire et la durée
Gout et Fraicheur réchauffante
Fluide en écoulement

Fear

For us, no more hence of fear. No more violence interference.
Life is good as long as love is our defence

Thunder, Storm and feelings from senses
from ages without Science and Consciousness
Emotions came with new features for us
from this moment and for future, Fear was to heal.

Preventing any escaping motion, love rules now
from the heart to the mind the path is Belief
Strength is not enough to burn all this energy
Coming over this slavery of life to a real redemption

Come and smile we can afford sunshine and wind
Stay by my side and let’s breathe together
I feel free and could have flown over mountains and clouds
because feeling Love is innocence from our Conception

Un enfant, deux Moi

Je t’aime autant que ta mère qui t’a donné la vie. Car à moi tu donnes la chance d’être de tes pères.

Un enfant, sans être de moi, est une invitation à l’accueil
Au don du Père acceptant deux Moi et faisant foi d’être trois
Pour être à toi sans rien laisser dans le froid des pénibles choix
Nouvelle réalité, des lois d’amour qui ne tiennent plus sur une feuille

A moi, pour plusieurs mois, le bonheur d’un foyer à trois pierres
Où l’âtre brûle d’une joie libérée et d’une composition acceptée
Deux Moi; le tien, le sien. Son sourire et l’éveil en moi du premier né
Porté à flot par une paire paternelle, une mer maternelle et un futur fraternel

L’amour à emporter

Jadis le sentiment du devoir sacrifiait le don de l’émotion au sens
Ne plus prendre le temps de se connaître, lorsque seul l’état compte
C’est à nouveau rater l’essence qui nourrit la flamme des rencontres

L’expérience se construit dans un capital qui justifie la rétribution
Quand l’acquis rassure celui à qui naquit le besoin d’une relation
Pouvoir rendre heureux et combler l’autre de sa pleine présence

Il n’est pas sain de prendre des pains dans le cœur et vivre de vin leurre
Là où le sort joue de son arc, le ciel joue de milles couleurs éclairantes
Faire son pas sur un chemin d’avenir parsemé de pierres avenantes

L’amour à emporter, c’est être prêt à plaire à tous et en tout temps
C’est faire l’usage de caractères spéciaux pour passer ses messages
Et l’inconnu de passage récolte le fruit des semences du fil des âges

Les maîtres du temps

Si j’avais le temps d’éprouver un sentiment
Pouvoir comprendre tous les bots arguments
Y voir de la beauté de cœur sans le dur masque

Si je pouvais prendre le temps de la réflexion
Ne pas me dévoiler dans le noir de la raison
Me pardonner le mal et croire aux présents

Le temps, neutre, implacable, suit sa routinière rotation
Et nos feutres le couvre ou le colore de futiles passions
On y brûle de tous nos maux sans jamais oser le vivre

Maîtriser ce temps dans ce qui nous offre d’émotions
Garder le pas assez en mémoire pour l’économie des envies
Quand le futur héréditaire prend sa place au gré de la vie

‘Ti B

Perdu dans l’immensité de la montagne
Tu es le siège d’une oppression antique
Toi le peuple à l’apport nié et rejeté
Devant le B de bonze tu ne boudas point
Mais ce ne fut que B de bémol et mole sur l’isthme
Quand richesse et pouvoir s’oublient
devant la puissance du B de Bombe
Gardant le guide intérieur tu rejoints la source
Celle lumineuse où t’attendent les Maîtres

L’affranchi

La pirogue pleine de souvenir et de questions sur l’avenir, je rame
Peu à peu je navigue loin des eaux troubles et de la tourbe alentour
Les chaines de l’esclavage ne sont pas si loin et les maîtres condamnent encore
A trop être dans le champ, mon corps s’imprime de beauté sans atours

L’être qui me fait, se dégage du linceul ajourné, dans un doux froissement
L’illusion des douleurs passées, recréent un monde où la vie se rêve éveillée
Construire son logis sur l’immatériel et vouloir lui offrir des volets virtuels
Point de lest pour les envolées en fumée quand l’éclosion vient du sentiment

Le son diffuse sa dose de « vis ta mine! » au grand corps humé par l’esprit
Un soin antique qui rythme le chemin de l’évasion et guide dans la décision
Quand le grain meurt sans eau, le fruit poudreux et stérile entame l’évolution
Vers un produit digne de l’effort des mains qui appelle une vérité sans le vin

Mains ouvertes

Mes mains sont noires, couleur de mon uniforme
Mais à mises à l’envers, elles sont blanche sang
Partage unique de tous les peuples de cette terre
Couleur commune de la demande et de l’offre du don

Mes mains sont noires, couleur de mes efforts
Même mise à l’envers, la souillure déteint d’égale façon
Partage unique de toutes les mains-d’œuvre de cette terre
Douleur commune de la demande et de l’offre économique

Mes mains sont noires, couleur de certains de nos écrits
Même fait au pinceau et à l’aquarelle, les mots teintent l’esprit
Partage unique de tous les écris vains publiés sur cet air
Clameur commune de la demande et de l’offre d’expression

Mes mains sont noires, couleur de l’immense inconnue
Même mise à l’envers, ce vide de sens n’en illumine peu
Partage unique de tous les saints vivants de cette ère
Frayeur commune de la demande et de l’offre de connaissance de Dieu

Carnaval

Costumes et maquillages se dorent au soleil
Le sang pulse au son des percussions cardiaques
Des mains s’affairent et s’entrechoquent
Le bruit réveille les couleurs malgré la sueur dans les yeux

Le corps prend vie et le pas ne se mesure plus en soi
La danse rythme la transe dans la même présence
Le cortège avance et la foule cadence dans la même Préséance
L’expression torride de la joie de vivre s’installe et règne
Le maitre libère l’esclave, l’ex clave de mains déchaine le mouvement qui liait aux biens

Ce soir ils marcheront, cette nuit ils danseront, demain ils enfanteront
L’Esprit crée et souffle dans le cœur une symphonie d’Amour
Le char charrie la paix et le danseur affronte l’excitation du moment
Le monde vibre d’une note nouvelle que chaque pas portera loin dans le cœur de l’œil venu se réchauffer

Alafia!

Slam

La porte claque, les oreilles sifflent, la joue est endolorie
Le mur du sens vient encore d’être franchi
Le griot moderne, franc-tireur, clame notre Innocence
Le verbe lui est offert et la voix toute tracée
Vas-y frère! Transmets-nous la tradition ancestrale
Joue de ton art, dans la lignée des crieurs du désert
Ceux qui rassemblaient dans les sables, des villages entiers
Dis-nous combien le Maître est fier d’entendre ses exploits par ta voie
Ce chemin que le Message trace à travers des pas « slammés »

Des bits scandés.
Des scandales dévoilés?
Alors bats tes sandales souillées.

Ô Slam garde ta beauté, ton intégrité et la force de ton témoignage!
Ô Griot voit le voyage de tes fils dans les paysages du temps!
Ton orale vie passe. La rue s’efface et devient sable fin

Le Peuple cette nuit aura son rêve en tête pour la fête de la grandeur du Verbe premier.
Thunder Bay

The Giant is not sleeping.
He is just tanning and listening to the music of the festivals
While the Moon is showing its beauty to the lake.

A ceux morts dans l’attente

A ceux morts dans l’attente
Du jour où l’espoir ferait sa nuit
Pour une aube où le rêve reprendrait à nouveau
Les jours de deuil seraient à jamais balayés
Car le Seigneur, Roi de gloire et tout puissant
Aurait à nouveau jeté sa semence
Sur nos champs, chemins, ronce et sol rocailleux
Pour faire de nous les promesses d’une moisson nouvelle.

A ceux morts dans la tente
Aucun regret de passer le flambeau
Une ère s’ouvre sur votre dernier pas
Que l’espoir du retour du cycle vous accompagne
Sur les chemins nomades de la reprise du labeur
Car le Seigneur, Roi de gloire et tout puissant
Aurait à nouveau soigné les sarments
Dans vos vignes, vendanges, pressoir et cuves
Pour faire de vous les témoins d’un vin mature et martyre.

A ceux morts dans la tente et dans l’attente,
La Vie vous remercie.

Omar est Mon nom

Je suis Omar celui que tu as reçu un jour sans t’y attendre.
J’ai visité avec toi le Monde et mon uni Vert.
J’y ai vu le sort de mes symboles et de tes frères.
On a jugé tous les trois et préparé ton règne.
Protégé par mes saints fidèles tu as hérité d’une Conscience nouvelle.
Avance sur la Voie de tes Pères, tracée par les saints Prophètes et gardée par mes saints Guerriers.
Omar est mon saint nom.
J’étais avant même que tu ne t’en souviennes.

Bout d’isthme

Petite patrie dans les grandes Nations de mon peuple
Tu es choyé pour ta pratique géographie ou la mer veille
Le congé des montagnes pour le temple du corps saignant
Prépare l’Homme à accueillir la noce d’Amour sans fin

Et toi le « croit sans », signe de croix pour le Message
Vois en ta foi une voix complémentaire au Chemin
Où les intelligences s’harmonisent sur l’Intelligence
Un bout d’isthme rejeté vers la mer mais qui devient
Passage de volonté vers la Terre promise aux Ancêtres

Kayes!

Kayes! Comme tu es une belle caille!
Mais comment te le dire sans que tu ne t’envole
Pourtant ce n’est pas pour ta chair que je te chasse
C’est pour que tu m’apprivoise et que j’imite ton cri
Sans parade ni camouflage, je montre mon ventre
A toi d’y pénétrer ou de me nourrir de ton grain
Kayes! Comme je souhaite que tu sois ma Caille

Lion

The Lion has cut his mane
He choose to fight and hunt,
But his blood is still one of the King

The Lion has shown his wound
He choose to walk with a limp
But in his head the prey still need to pray

The Lion is not alone in the savannah
He choose his tribe and kingdom,
But in his act the world is one

La perte du Je

Pouce! Ce n’est plus du jeu
Si dans ta cour, seul la carte tu parcours
Si dans ta chambre, seul, la manette tu consommes

L’enfant sans contact humain vogue dans le virtuel
Jouer à distance sans quitter sa chaise vide
Jouer sans la distance à transmettre l’esprit du Je

Adulte que restera-t-il du compagnon virtuel?
Sans effacer la voie, traçons le carrefour giratoire
Où se mêle les désirs et plaisirs contemporain et l’ordre divin

Jouer à plusieurs sur une console inerte
Jouer seul dans son esprit par manque d’amis
Le Je transmets la vie, Le jeu nous réunis

Que reste-t-il des jeux des ainés qui apparaissent
À chaque période de l’année, dans des cours sans colle?

Échangeons alors nos cartes dans un esprit sport fait de partage et de mouvement.

Bizuth!

Ah le bizutage, c’était de sacrés moments durs!
Mais l’esprit de corps ne doit-il pas persister?
Savoir qu’on franchit des étapes dans la vie.
Ne plus courir derrière des modèles vains de réussite
Quand la valeur de l’humain est en dérive

Es-tu adulte?
Es-tu vraiment adulte?
Prouve-moi que tu es adulte?

Ce chemin qui doit se tracer sans être occulté
Dans le pas sage de l’entourage des âges
L’ancêtre accueille l’adulte qui donnera l’enfant
Devoir et plaisir, adulte et enfant. Hommes!

A l’artiste et étoile

Merci pour l’exemple et l’amitié aux frères
Merci pour la présence sur la voie et les tentes
Par la danse et la musique, tu as suscité les mots
Par les maux et l’échange, tu as ressuscité l’émoi
Je suis la sale aumône faite dans ce pas laid
Ce fruit pauvre qui se décline en grappe
Ferment de labeur et de plaisir renouvelé
Merci à la longue lignée d’Artistes*
Qui traverse les générations

*Voulait aussi dire « personne brillante » du temps de mon enfance au Gabon.

A la prochaine citadelle

D’avance merci pour l’espace vierge que tu m’offres
Le seul espoir de te conquérir me donne les ailes d’aigle
Pour survoler tes murs et défier la sentinelle espiègle

L’histoire a été faite de coups alors le présent est à la paix
Sans user de serre, c’est sur mes ailes que tu voleras mon cœur
J’emmène voir le monde en trêve éternelle, ce rêve du paisible amour

Paris

Mon esprit se balade dans tes rues éclairées
L’odeur du café et du bois dans le quartier latin
Vogue au-dessus des rames de dégout charriant tes fils
Tu restes belle à mes yeux et enivre les envieux

Si pour toi je perds la raison, c’est juste par amour
Tu as guidé les pas des grands sans ramper longtemps
Les noms sur tes avenues redonnent l’espoir aux titis
sans lever de barricades, je garde ton inspiration

Le souffle court, j’arrive à tes portes aux quatre vents
Une périphérie autour de laquelle j’habite
Quand la distance qui m’éloigne de ton cœur
Est celle qui me rapproche de tes sentiments
Adassi

Pleur de femme sur nos violences, cœurs de femme dans l’âme du Monde
Meurtries et blessées dans ce sein qui porte la Terre.
Nos génocides violent l’Innocence du Peuple.

Ha Imagine!

Imagine la Terre sans toi ni moi
Sans amour impossible ni rêve incompréhensible
J’aimerai y vivre mais sans respirer
Que mon cœur ne batte plus pour la moindre fleur.

Notre essence crée l’union des êtres dans l’âme du monde

J’ose alors t’aimer sans peur du chaos
Le sentiment est un apport que le « non » ne peut enchainer
Je me sens libre de ton refus mais heureux de te savoir me lire.

« Aimer n’est pas tout donner, c’est aussi s’attendre à recevoir ce que l’autre a à offrir »

Aventure ambiguë

Du premier regard j’ai frémi d’attention
Tu n’étais pas une autre mais Celle qu’il me fallait
Ton eau a décuplé ma soif de toi
Me sentir près de toi au sortir d’un jour d’agir
Je l’avoue, il était bon de te savoir si proche
J’ai cherché à nouveau le contact dans une succession de jours
Défiant ce qui était à ma portée de façon culottée
Un autre regard, un sourire, ton épaule…
Tout m’était beau sans me satisfaire
Car l’inconnu réside dans le sentiment
Que l’autre éprouve et son engagement
J’ai pêché alors pour toi
Mais ma pénitence en vaut la peine
Car l’amour mène aux secrets
Et Il ne demeure qu’un châtiment solitaire
Ma plume s’endort. Mes yeux te reverront
Dans une des images éphémères
Ma route demeure alors éclairée des espoirs que j’aurai nourri

Je vis

Quand le fil casse
Que la communication s’efface
Par la frustration et l’auto-condamnation
Je veux malgré tout vivre et reprendre goût aux choses simples
Rire, manger, aimer et me satisfaire du temps
Dans l’horloge d’une mort qui nous guette
En s’amusant de nos peurs
Alors je vis!

Le sourire

S’il m’était donné de porter le sien
D’y associer sa grandeur d’âme
Ses efforts pour vivre ses rêves
Sa passion pour se donner aux autres
Alors j’arborerai dans le coin de mon cœur
Une part de ce sourire
Qui redonne le goût de divertir…
Un quotidien qui s’alourdit
Dans une émergence nocturne
Où le jeu prend un public
Qui ailleurs scandera en acoustique
Miracle de mille sourires alors multipliés simplement
Par le charisme d’un homme
De la génération nouvelle
Des artistes dans l’âme du Monde

Écrit en hommage à Éric M.

Malika

Je te l’écris et j’aimerai te connaître
Au point de faire ma vie en toi
Hélas je ne suis rien qui puisse faire ton honneur
Et le bonheur aux yeux de l’Autre sans la grâce de ton amour
J’ai toujours aimé l’énigme en toi.
Ton accueil simple m’a redonné une étoffe
Pour rapiécer la nudité de ma confiance.
Malgré l’amour, la dignité ne saurait me prendre à témoin.
Car l’amour simple n’est pas faits de cœurs simples
Mais abandon simple à l’attrait sans le reflet extérieur.

J’en tremble

Belle île au cœur des Caraïbes
Tu vogues fière et authentique
Le bât qui te blesse n’est pas dû
L’âne aurait brayé de douleur
Mais pour toi je chante d’émoi
Pour ceux qui partent, volent
Vers le céleste accueillant
Que nos prières accompagnent
L’élan de nos cœurs déchirés
Tu renaitras de ton épreuve de peine
Comme l’ont fait les braves fils au fil des âges

Kati-Kati*

Vole au gré du vent
Il vous pousse et gonfle l’orgueil enfantin
Quand le sol tremble, nul n’observe sa beauté
Le rescapé aimerait le hisser pour son salut
Mais que faire avec les membres ou la vie en moins?
La tragédie ou catastrophe ne rime plus dans le virtuel des mots
Mais dans le verset de maux.
Une prière, un rite, pour ceux que Dieu rappelle à leur innocence originelle.
Un nouveau cycle à créer.
Une vie à respecter
Victime offerte; île.
Victimes offertes : Ils.

Qui jamais n’oublieront.
Tous unis dans notre douleur commune.
Je porte déjà la mienne en toi.

*Kati kati veut dire Cerf-volant au Bénin

Famille

Elle commence par la parenté
Puis viennent amis et ennemis conquis
Au hasard des pas et des rencontres
L’arbre s’agrandit
et les oiseaux de passage
Viennent se réfugier
Pour profiter de l’ombre
De nos efforts à tous.

Étancher

Va croire qu’un poids te pèse.
Va croire qu’il s’agit d’un objet.
Je te dirai qu’il s’agit d’un homme et de sentiment
Dont le seau se refuse à puiser à ta source.
Sans soif, l’eau est sans valeur
Mais elle demeure disponible aux désirs du palais
Ainsi va le tendre élan
Entre l’offre et l’inconnu d’une saveur vitale

Écuelle de l’être en marche

L’inconnu est un défi à la patience.
Quand le désir aveugle cherche le repère probant
Pour guider vers la destinée
Les êtres fondent leurs espoirs et travaillent à les faire croitre
A mesure que le présent révèle l’étendue des efforts
Le plus petit rêve est une marche à gravir dans son parcours de vie
L’âme en soie est déjà la tendresse qui accueille les œuvres
Et partage des dons à la communauté et famille de cœur

Trahison

Mon âme est dans le tourment
Ma légèreté alourdi la peine que je présente

L’orgueil de ma présumée liberté m’afflige
Devant tant d’amour insondable
J’ai trahi la Voie en écoutant mes voix d’attirance
J’aime d’un amour qui offense
et ne sais saisir les exigences
De tout le mal causé par mes gestes
Et pour tous ceux plongé dans cette douleur
J’implorerai la miséricorde
Afin qu’un amour sans fin se diffuse à nouveau
Dans les cœurs de ceux qui ont mal agi
Au plus profond de ces cœurs meurtris
Par l’iniquité et l’abattement des raisons de croire

Absence

Au matin je cherche ta voix
Tu m’as été retiré de ma destinée
Par mon excès de peur et mon incrédulité
Pour moi ton rêve suffit mais tarit

Au réveil je cherche ta voix
Ta présence s’estompe de ma pensée
Comme le parfum de nos baisers virtuels.
A en devenir fou,
Je vis ta liberté par mon unique souvenir

Instants modernes

La course à la vie est celle perçue
Par la frustration du retard
Quand le standard impose son rythme endiablé
Les attributs s’amoncèlent et deviennent icônes du statut
L’infortuné renonce non sans mal à courir ces chevaux
En proie aux mêmes leurres de bonheur
Il quête sa Vie et la reçoit d’en haut

Vivre malgré

A défaut de s’unir à la danse de la vie
S’isoler et l’être par le peu d’occupation
Vouloir vivre la communauté, la famille
Et regretter le poids des épaules lasses
Alors dansons!
Une danse, seuls, avec le peu de nos pas
Qui déchainent ces liens apeurés.
Reprends alors goût à tes dons et vis
avant que la mort ne te prenne de force
Artistes, rejetés, athées, êtres dans la norme…
Nous avons tous été créé pour une raison
Qu’elle soit manifestée
Au-delà des croyances canoniques
Car Un nous connait et nous donne la cadence

Un Noël sans père

L’absence ne se calme pas
Par des cartes où la voix voyage
sans les émotions et les traits
Les instants fugaces où la proximité de cœur
rejoint des êtres en recherche
L’amour filiale prend peu de place à la pudeur
L’Imminence tend les cœurs et délie l’inquiétude
Un départ auquel on est jamais assez préparé
Et qu’on planifie au mieux des croyances
Se dire, se voir.
L’impossibilité de la distance
Et des circonstances
Enterre tout élan

Cheminée

La fumée blanche se dégage du toit
Un fantôme de plus qui trahit le confort
Les épaisseurs diffèrent et le nuage s’y méprend
Le vent anime cette vapeur lugubre et tendre
Mais il n’y a pas le feu, c’est juste l’hiver.

Cellule

Vu de ma cellule la ville semble lointaine
Aucun son et une lueur sans éclats
Les bâtiments d’un naturel triste
Gardent la pose dans la fenêtre
Un artifice de saison trahit le moment de la photo
Il est long le temps de la prise de vue
Mais du point de vue du juge, c’est lui qu’il faudra
J’observe la plaquette prendre un peu de couleur
À mesure que ma barbe pousse et me démange
Ma cellule est belle avec ce tableau vivant
Et ma liberté relative de privilégié
Seul mon crime est dur à guérir
La médecine en sait plus long
heureusement…

Sans avenir

Sans l’avenir je ne l’aurais pas vu venir
Ce Clown de soucis désirant me faire chanter
Si « con » soit-il, il a le mérite d’occuper mon esprit
Mon isolement du futur prendrait vite place sans honneur
Une marionnette qui s’agite au gré du maître
A-t-elle un avenir ou une existence simple
Faite de sourires d’enfants et d’applaudissements
Elle vit dans l’intermittence sans démêler les fils de sa vie
Je n’ai pas cet avenir que je puisse voir à long terme
Sans attribut de vie bien rempli « comme les autres »
Déjà sourire aux visages se donnent à voir
Espérer chaque jour le double de l’espoir de la veille
Réveille en moi la foi que même sans y croire ni voir :
L’avenir est Un Certain!

Où est passé mon arc?

Dite! Où est passé mon arc? Celui que je tends avec le micro et qui touche le cœur sans percer la chair.

Vite! Les As saillants sont là. Ils pérorent et déclament sur un son qui vaut zéro. Ils emplissent la scène et changent l’arc en « cite-art ».

L’archer refuse de renoncer. Là où l’amour de l’arc et des tirs tendus a créé l’épopée d’une génération aux mots d’action bleus. Le grain ne joue plus là.

La reconquête est inévitable. « Trop de style tue le style » disent certains. L’art de l’école et du maître fait face aux bambins surdoués et idéalisés qui croient créer en détruisant des années de mailles fidèles.

Où est passé mon arc? Je suis dans l’esquive et mon sabre ne ferait que tendre le saxo, mon bouclier, faire résonner les timbales. Mon armure entière prépare l’opus.

Mais où est passé mon arc? J’oubliais il était dans mon art et lui nous viens des dieux et de Dieu.

L’héritage

La mère morte, l’émotion administrative
Coulait des larmes de revenu liquides
A ne plus connaître la douleur pour l’odeur voire la couleur
L’endeuillé jure et se défend
Sur le ciel et la tombe non creusée encore
La suspicion d’une malhonnête douleur
Ici la dépouille se dépouille en bien
Ailleurs la regrettée laisse un fardeau de défi à relever
Pour l’honneur et la mémoire
Le sentiment que le doute se poursuit
Se traduit dans les moindres actes
Agir du mieux qu’on pue pour être l’objet d’un reniflement constant
Un combat qui perdure et terni la mémoire de l’orphelin à en être malade
La Feu, elle, brûle toujours de sa protection
Et l’âme civique qui se veut constante
Durs moments de tension et de solitude
Où l’issue du conflit n’appartient plus au prince vaincu
Mais aux guerriers qui ont su garder la foi

Ô Terre

Que faire pour apaiser ton courroux?
Ton ire aveugle tue en surface
Tu essouffles sous nos coups
Et nous, sans conscience,
Te voulons exploitable
Que notre proximité redevienne durable
Et à nouveau harmonieuse.

A Haïti

Qui suis-je?

Un être se reflétant dans l’Autre
À l’essence latente attendant la flamme
Faisant sans jamais construire
Amoncelant sans savoir les faits
Mais à celui affichant l’homme-adulte
Il faut cependant le modèle
Cumul de vécu et d’ignorance
Qui eût pu servir d’ossature à sa personnalité
Il change comme l’air dans les cimes
Mais comment figer ce gaz?
Le rendre fluide puis solide.
Consistance sage qui fait l’homme
Prêt à vivre au fils du temps
Feint

Ce que je n’éprouve plus
C’est l’émotion qui affaiblit
Celle qui met à nu mon être
A aimer sans garantie
Vouloir sans être sûr d’avoir
Parler sans porter voix
Sans charisme, personne alitée
Au sens de la vue populaire
Alors se réfugier dans le faire
A défaut de cumuler dans l’être
Illusion et virtuel saisissant
La danse tourne la roue de la vie
Je cherche mes émotions.
Je recherche le battement de mon cœur :
Amour?

I can feel you

Besides your hidden eyes
My sin is to be engaged
And still feel for you
Poetry is to write
Despite the rules
Loving one
But spreading my heart
Every time I dream
I can explain the beat in me
And the reality of my heat
So where is this feeling?
In the possible coming
Or the impossible present

Marche-t-il donc sans soulier?

De l’accueil aux étonnements de la reconnaissance
Au séjour ou l’aise couvrait tout l’effet de nuisance
L’âme un peu serré le nid du moineau fut trouvé
Dans un paradis perdu où l’Ange attendait peu pressé.

De long moment de vie imprègne les existences simples
Et sans dire trop de mots, les maux savent dirent la plainte
D’une vie assoiffée et rêveuse baignant dans le Seul et le Rien
Toujours d’un cœur aux dimensions astrales, les deux amis font du bien

Mûrissement sur un arbre qui n’en finit plus de passer à sa Vie
Le fruit trop lourd se doit de tomber pour faire son devis
Le sort heureux voudrait qu’une belle l’embrassasse et l’en fasse crapaud
Mais marcherait-il-donc dans ses souliers de souverain nouveau?

Écrit en hommage à Hellen M. et Marcel S. et leur famille aimante et aidante

L’appel du corps

Du matin fier aux élans honnêtes des « si » mitoyen
La vie est dans l’absence de l’autre et le besoin du « contre soi »
L’antre et le roseau ne se trouvent pas que dans l’oasis fertile
De ceux qui ont voué ou su avoué les mots à dire
Ces maux ressassés en solitaires et nié par pudeur public
Reviennent dans le secret de la couche ou seul son corps existe
Nul n’est invité à ces orgies pénitentielles
Où le plaisir et la honte règnent du même sceptre
Mais où briser l’amoral quand le corps à corps laisse un gout amer à la bourse?
Pour beaucoup patience, rencontre ou prière sont remèdes d’effort
La voie tracée par chaque saintetés personnelles Comprend l’humilité de celui qui écoute son corps
Avec respect et retenue
Pour que s’expulse le jaillissement du manque
Et que désir et plaisir ne puissent perdre leur légitimité naturelle
« Le bonheur est à deux, la bonne heure est à Dieu »

Amin

Si j’avais pu te l’écrire, je te l’aurais dit
Ton regard a captivé ma peur et ouvert mon ciel
Vouloir te connaître plus, sans manquer le tout
En égoïste, ignorer tes engagements et vouloir le mien
Sans être au cœur, l’amour est dans la simplicité
Dans le courage de te le dire et de sourire
Sans refus, le don serait acquis et non cours
Sa Volonté à Lui nous guidera assurément

A toi qui m’a porté

Du regard aux élans assoiffés
A la goutte qui déborda nos vies
J’ai cherché le contact de ton rêve
Vouloir connaître une part de ta sève
Tes yeux durs d’un cœur tendre
Que sublime un sourire inattendu
Mon nom dans tes lèvres illumine
Mon être de ta chaude présence
D’un pas mal assuré
j’ai osé vider ton attente de ma patience
Résolu à la séparation
J’aimerai savoir la part de ton histoire
Et quitter mes songes si propres

6787

Il est loin le temps où tu étais si belle
L’unique à mes yeux qui compta autant
Je me suis uni à toi et ai vécu de l’agréable
J’ai pris soin de ton intérieur riche et troublant

De mes deux ou trois infidélités sues
Tu n’as dit mot. En gardant les yeux clos
J’étais adulte irresponsable, tu as aimé l’ingénu
De retour à nous. La douleur suintait la fin

Quand mon monde sombra, tu as attendu
Puis mes propres récidives m’ont perdu
Dans l’excès et les séries on s’est confondu
L’épreuve de trop qu’on n’a pas trop voulue

Je me dois de te quitter à présent
Je ne perds aucun instant de cette vie
Et je referai mon chemin sans oublier l’absente :
Toi dont l’adresse a eu un jour un sens qui ravit

Ce cœur refuse de se battre

Abattu dans l’effondrement de sa dernière chance
Il a cessé de vivre des battements aigus du sang
Dans l’attitude du suicidé, il se refuse toute emprise
Et méprise des sentiments timides à croire à deux
La chute d’un cœur altéré assèche également l’âme
Qui ne peut y puiser l’essence d’un Amour vital
Mon cœur est mort et je vis parmi vous
A être insensible à la beauté du partenaire
Mis sous une transfusion musicale miraculeuse
Je vide alors cette vie sans rancœur ni douceur
Mais surtout sans y mettre du cœur
Le rêve de le faire revivre disparait
à mesure que l’art de vivre devient une simple image

« Quand le cœur ne bat plus pour rien, laisse ton âme s’abreuver dans celui des autres »

La prison du temps

La prison du temps, c’est vouloir faire
Mais ne pouvoir l’anticiper d’un instant

La prison du temps, c’est pouvoir faire
Mais n’avoir pas l’essence vivante pour réaliser

La prison du temps, c’est être un plan dans sa tête
Projeter, planifier et rêver sans rien savoir du Possible

La prison du temps a pour geôlier dédaigneux
l’impatience, le regret et l’insatisfaction

La prison de temps disparait avec le temps et l’abandon de soi.
L’horloge perd alors son aiguille et son marquage.

L’invité

Je ne suis pas de votre terre ni de votre ère.
Mon maître n’est pas celui que vous reconnaissez
C’Est dans mon péril que je quittais sa barque
En pleine tempête et plein de son enseignement
Pour marcher sur les rives de votre monde
Il ne m’est pas prophète mais ami
Pour vous j’eu sacrifié ma vie en lui
Il m’a tout montré, du simple au plaisant
Mais surtout l’importance d’aimer à sa suite
Qu’à jamais nous ne soyons oublié dans nos mots
Nous qui perdons nos vies confiné pour tout reprendre
Car quiconque goute au festin d’Amour
Entre dans la joie sans fin du déporté, rescapé et reconnaissant

Terre d’enfance

Bercé par les pluies diluviennes
Ton humus remonte des forêts jadis vierges et innocentes
La faune et la flore resplendissent et font la beauté de ton paysage
Posé de ci de là, cases, maisons et immeubles formait l’habitat que j’ai connu
Les hommes s’y plaisaient car sous ton généreux climat
La joie de vivre riche ou pauvre ne faisait qu’une limite que seul le partage empêchait
Que dire de cette vie?
« Groove », brochettes, chicouang, coupé-coupé, vin de palme, plage, les balles du tacla…
Ces saveurs, mets et souvenirs que le chantre ne peut tout exprimer dans un seul mot.
Mais un mot simple qui viendrait de son cœur.
M’bolo!

Melissa CHUM d’un soir

Les muses apparaissent au hasard d’une absence
Elles redonnent l’espoir d’écrire
De te voir en inconnu
Humide et glacé, l’aspect ne peut révéler la totalité de ton être.
Déjà mon cœur s’interroge.
Où commencer l’éternel impossible de mes doutes d’attirance?
Un soupir et je renonce à te le lire

Frisson

La douleur frappe sur l’île
La frayeur retient les files
La famille cherche et se recherche
La Nature touche l’insouciance
D’une ville aux milles couleurs
Où désormais seront blessures, reconstruction et assistance
Rescapé à distance, ma pensée vole par la plume
pour te couvrir de sa solidarité

Providence

Quand on a perdu toute certitude
Quand l’estime de soi en revient aux autres
Si le pas assuré devient handicap
Si la vie entière ne répond plus aux attentes
Alors, toi, la compagne si souvent délaissée,
Remets tes habits de noces et ton parfum
Car l’homme est enfin mûr pour t’accueillir
Se remettre entre tes mains ouvertes
Pour gagner la cécité de l’avenir anticipé
Le pas désormais est le tien, mais inconnu
Il ne sait où il mène mais reste dans la foi
Se déposséder de l’être, vouloir et avoir
Rendre grâce à chaque instant
Où la vie prend une orientation nouvelle
Celle qui mènera vers le vert pâturage
L’abandon de soi est l’étape primordiale
A l’éternel règne de la Providence
Ce qui vient de Dieu et retourne à lui
Lorsque, hélas, l’émancipation refait surface
Dans l’orgueil d’une réussite faite d’ingratitude
L’Attention se doit de revenir au simple moment

Au maître

Ma part de ton héritage
Est une miette dont je me glorifie
Mes manquements ne m’ont pas permis
De profiter de tout l’art et de ta qualité d’homme
Les deux caps simples que j’ai franchi
Pour me rapprocher des mers de ta connaissance
Sont mes plus beaux trophées
L’âme décousue après ton départ
J’ai tenté de raccommoder
L’inestimable étoffe de pratiquant
Que tu as su dessiné en nous
J’erre depuis au hasard de ton souvenir
Moi qui ai apprécié sans être de la proximité
Je te remercie de ton enseignement
Et te fait le salut légitime
Dû au maître qui a montré une part de la Voie

Écrit en hommage à Maitre Alban E. N.

Lin seul

Pourquoi creuser ma tombe?
Si ce n’est que pour apprécier la profondeur du trou?
Certain d’avoir l’honneur d’une sépulture à mon goût
Mais qui vit dans le détail de ce point du départ
Quand les préparatifs prennent toute une vie?
Serait-il orgueilleux de vivre sans soucis de la fin?
Respecter son Peuple et faire fleurir ses dons
L’heure a son Heure et s’arrête quand cela doit
La liberté prend naissance
Lorsqu’on se dégage du poids de mendier la minute
Qui sanctifie, absous ou glorifie
Tout n’est que passage du temps, jeu d’une pièce…

Insensible

Il n’a pu éprouver la joie de tenir le nouveau-né
Ni de pleurer, là, ses morts ,ni celle déjà sienne
Il compatit aux douleurs mais il ne peut agir
Son empathie n’exige rien de lui
Il ne tient pas à grand-chose
Mais souhaite faire les choses en grand
Qui lui marche dessus l’étonne juste
Car il ne brise que le lien inutile
Son souvenir marque âge et distance
Il se sent vivre autant que mourir
A voir, sans réagir, prendre l’acquis pour vie
Et le denier pour profession de foi
L’isolement s’invite dans ses lieux
Où le contact est poids pour sa langue
Et bien plus pour ses sens entiers
Si il devais changer, il quitterai la peur du rejet
La honte de l’inadapté survivant
Pour chaque train il y a une destination
Faire le choix
Sauter dans le premier et reconstruire en lâche?
Ou patienter et vivre les instants de la réhabilitation

L’écorce et la vie

L’air pur emplit des poumons indifférents
Il est gratuit, permanent tant qu’on le vit
Pourtant la fraicheur s’imprime du vert de nos forets
Du souffle des arbres aspirant de leurs racines
La sève de l’essence qui nous fait vivre au long des jours
L’effort de la Terre pour maintenir sa peau utile
Cette écorce transformatrice et revitalisante
Demeure le seul gain souhaitable à l’humanité

L’homme, actif, abuse bien trop des alvéoles
D’un poumon qui lutte pour rester sain
L’asphyxie mutuelle est le risque encouru
Quand le durable s’omet derrière un billet coloré
Qui, a beau dominer en vert, ne pourra faire suivre notre règne

La vie est échange de pouvoir entre les éléments en équilibre
La sagesse de l’Arbre est d’offrir ses feuilles à l’air
Et de ne pas se préoccuper des retombées
Ni du partage de sa richesse inestimable
Car il a déjà son Témoin.

Le mystérieux aventurier

En tout inconnu, j’ai écouté la voix
Frémi au son d’une aventure qui gardait ses mystères
Offrant un triangle où tout savoir m’était censuré de fait
J’ai dû me contenter de la légende d’un maître
Dont les exploits créait déjà l’épopée
Le respect et la proximité de l’enchanteur lointain des programmation radiophoniques
Plonge les jeunes artistes d’une époque dans une déférence
Où discipline et créativité se veulent modèle en héritage
L’homme n’est jamais un vase scellé
Et des pans de sa vie restent dans l’énigme

En hommage à Maître Patrick N. N.

Guerrero, guère héro

Pardon si je n’ai su oser m’apprécier
Me glorifier et accepter la reconnaissance
Grandir sans l’avoir vraiment voulu
Et perdre le sens de l’acceptation d’un don, d’un sourire, d’une fleur
Un guerrier s’assoit non uniquement pour ses blessures
Mais aussi pour prier le don qui l’a mené au combat de sa vie
Il remercie son Dieu, ses compagnons
Et accepte l’aumône des rescapés du déshonneur
Il ne nie pas la victoire
mais conserve la réalité des coups
Pour son entrainement, son fils et sa foi
Car il n’oublie pas la gratitude avec la réalisation de l’exploit
L’honneur n’est pas feint ni vain encore moins fin

Déroute

N’avoir le cœur en attache dans les tâches
Ne plus vouloir vivre sans destination
Ou même offrir son pas aux dimensions divines
Sans savoir où s’arrêter pour rêver d’avenir
C’est aussi la déroute pour ceux qui m’ont porté
Pour ceux qui auront cru et aimé
La fin offre souvent l’abandon au retour…

Ami ou disciple

Si je te quitte sans les honneurs c’est pour la vie à construire mon bonheur
Quitter le corps et le sang voulu
Pour l’Inconnu qui m’échappe encore
Ne sachant que faire de ces Mondes
Je navigue dans l’étendue des deux porches
Qu’une fille m’accueille en un foyer, reconnaissant d’y finir cette vie
Suivant le Guide, je quitte le Maître pour le vestibule de cette nouvelle famille
Ce dont on souhaite faire la volonté
Ma peine de quitter côtoie l’attente d’être adopté
Je me lave les pieds, seul, espérant recréer l’amitié du départ
Que l’indigne disciple souhaite recevoir en fin de souvenir

A ma zone

L’univers est mon uni vert
L’air emplit mes poumons sincères
Mon aile a été battue mais je reste Aigle

Je m’élèverai, blessé, pour planer à nouveau
L’épervier connaitra mon règne d’en haut
Mon ciel m’appartient et l’invité s’y abstient

Mon cercle annonce la perte de la victime
Je fonds sur les lames aiguisée et parée
En mes serres j’ai ma confiance; en mon œil la vigilance

L’oiseau de proie n’est pas fait pour l’enclos
Le moineau retrouvera sa place dans le ciel.

Al Malik (le Roi Guerrier)

Les sandales de la royauté
offrent de marcher dans la Voie de Dieu
D’un pas abandonné et plein d’assurance dans la Providence
La coiffe permet de garder les idées claires
Pour juger les affaires du royaume
Le sceptre est le symbole de l’incarnation
De la puissance divine dans l’élu
Le pagne voile le corps du souverain
Pour ne pas révéler les secrets et la vulnérabilité du royaume à l’ennemi
Le corps de l’homme est l’instrument de Dieu
Son humilité et son obéissance Lui appartiennent
Car, ses qualités viennent de Dieu
Longue vie au Roi!

L’immigrant inconnu

Si je suis venu ici
Ce n’est pas pour jouir mais me bâtir
Si j’ai perdu mes repères du début
C’est par émerveillement et foi en l’espoir
J’ai suivi le parcours des miens
Ai redessiné le contour de nos desseins
Le revenu appartenant à l’habile artisan
J’ai troqué mes rêves pour la faim
Vouloir vivre sur cette terre accueillante
C’était le pari chargé de beaucoup
Et sombrer dans l’échec
Hante l’impétrant sur le sol
Je suis venu ici pour vivre!
Partager les valeurs qui m’ont conquise
Contribuer à maintenir un habitat sain
La richesse d’une nation ne réside pas seulement dans ses attributs civiques
Mais aussi dans le sentiment d’appartenance unique
à un peuple au-delà de toute explication

Farafina reste zen*

Du jardin où par le fruit de l’arbre, kolatier défendu, nous nous sommes tous trahi
Nos cauris et notre feu furent redistribués aux autres
Puis l’offense des origines fit place à la peur de ces djinns
Ils glorifièrent leur sucre et dominèrent jean après gin

La longue marche était engagée de l’Éden perdu
Vers l’Inconnu qui réhabiliterait nos pas et en mourrait
Solidaire dans l’errance mais solitaire dans la créance
Le rêve du retour aux sources du Bonheur planait sur les os

Le jour se lève sur l’abîme et la couleur rejaillit
Les fils du pays renaissent à la Connaissance
Eux qui ont tant prié l’Essence de couler sur eux
Sans s’immoler, ils brûlent de mille feux bien-aimés

Alors transmet l’œuf de la Tradition sans effrayer l’oiseau
Avance et améliore-toi sans tarder. Que ton avenir soit Caille zen*.

*Kaïzen : amélioration continue

Renverser le cours du temps

Le temps fixe les âges et les saisons, mais en amour, il navigue dans la houle des cœurs désarmés

J’ai vu dans leur regards la course du temps sans nos adieux courtois
Je me suis retiré sans exprimer mes regrets : brûler d’Amour pour toi

Je passe dans l’oubli et chacune de tes pensées m’écarte de ta routine
Je n’ai plus le courage de frapper à ta porte et de te redire mon estime

Je m’apprête à revenir dans ta vie pour le bonheur qu’on a pu vivre
Mais c’est vouloir recréer les instants où on s’était dit « oui » pour bâtir

Mon rythme polaire

Je ne suis pas différent de toi. J’aime la mer au fond de tes yeux
et ma réalité se vie aux deux pôles de ton simple amour de feux

J’ai voulu te lire les derniers mots de ma raison.
Cueillir le dernier fruit mûr de cette saison
Cette nuit, je pars au royaume des jours sans fins

Je t’écris l’esprit planant au-dessus du ciel
Mes pensées orphelines s’agitent et font du fiel
Cette nuit, je pars au royaume de jours en vain

De mon retour tu ne sauras rien de beau
Entre anges et démons ma vie se révèle d’en haut
Sept nuits au royaume des voix dont le temps est pour demain

S’il nous plaisait à deux

Prends ma main et pense à nos « nous ». Qu’on ne se lasse de vivre au rythme de nos émotions qui balancent et cadencent.

S’il nous plaisait à deux d’être de ceux qui s’aiment en fermant les yeux sur l’avenir
Regarder la page vierge de notre rencontre comme un signe du destin à écrire…
Mais qu’on ne peut prévenir

S’il nous plaisait à deux de s’aimer comme des amants brûlant d’été chaque saison.
Flamber notre amour pour éclairer les cieux et rendre les yeux aux habitués des lieux

S’il nous plaisait à deux de mourir à l’éternité en faisant de chaque instant la minute de notre espace
Écrire à deux entre les lignes des contes, des mots pour prendre vie dans le cœur de l’enfance

Souvenirs évanescents

Dans mon cœur vit une chaleur de toi. Son incandescence fait encore du mal.
Je cherche le souvenir d’un amour ressenti jadis.

Je pourrais dire que je t’ai aimé mais sans l’avoir partagé avec cœur, je ne suis qu’un étranger en toi
J’ai écrit des pages de minutes mais sans avoir publié une ligne, je ne suis que « l’ôte heures » du temps

Je n’ai pas su dire les mots qu’il faut pour être héro et j’ai tenté ces actes faux pour cacher mes maux
A tes silences, j’ai su que mon sort était d’être hors de tes sentiments et de ta vie de trésors charnels

Si je pouvais éliminer la peur et la honte en moi, je parcourrais les miles pour vivre à nouveau ton émoi
Mais seul ma tête éprouve cet amour passé et a te revoir je ne sais jusqu’où tu pourras m’envouter.

À “femmer”

Que puis-je te dire que mon cœur ne te souffle déjà? Clamer l’innocence dans un jeu où d’autres sont l’excellence.

A toi je ne peux nier aucun de mes sentiments. Et même si je n’ai pas respecté toutes tes règles, j’aimerai poser ma voix sur cet oreiller qu’est ton cœur

Le chemin jusqu’à toi m’épuise mais ton souffle porte mes pas. Ta silhouette fugitive est le phare d’une mer tumultueuse où tous se noient

L’absence efface le souvenir de mes mots mais avec toi, je me sens prêt à crier l’amour qui vit et ne défraîchit jamais : ô femme aime moi!

L’amour illusoire

L’amour laisse son parfum aux cheveux nettoyé de ceux qui en meurent le cœur débordant

Quand on a plus la force d’affronter les refus là où les rêveries nous rendent confus

Quand vouloir y croire est plus fort que pouvoir s’y voir là où l’innocence se console de la solitude

Quand l’oiseau qui chantait sur la brindille de la fleur s’envole d’effroi pour masquer ses pleurs là où le malade épris ne veut plus rien sans la belle

Quand le fleuve charrie les larmes infinies d’un père dont le fils a aimé sans retour de sacrifice là où son esprit demeure l’as du jeu aimant

Quand l’ivrogne embrasse le verre où la femme d’antan revit et que l’amour rompu est repris à chaque rasade de vécu là où l’être aimé se décharne dans ses sens.

Litanie

Ton âme et ta conscience en moi m’indiqueront la voie vers ma Loi

En mon âme et conscience je veux une larme pour ta science

En mon âme et conscience je veux une arme et du sens

En mon âme et conscience je veux une femme comme essence

En mon âme et conscience je veux du faire sans une lance

En mon âme et conscience je veux finir avec aisance

En mon âme et conscience j’aimerai la vie en ta présence

Présence

Homme sans détour ni éclat dans les yeuxA elle seule elle illumina le cœur et la foiDéjà conquis mais ne savant que direJ’ai alors choisi la voie du timonier timoré :A jamais chercher gouverne et présence

Tu as volé, l’instant de ma vieOù j’errai à la recherche de l’Unique TerreUne île sur laquelle bâtir simplement en Un Renouveau d’Amour, de joie et de sincéritéEn mémoire de ce combat, où je t’ai tant aimé

A présent, je me donne.

Perdu

Tel un fleuve, j’aimerai descendre dans ton lit
Vivre avec toi le plaisir et l’envie
Tu troubles ma conscience d’un vers hideux
Dont la pomme m’endormira de cette mort éternelle
car si moi je vis d’amour et de bien, quel triste sort a eu son être?
Perdu dans le renfort de l’existence j’offre ma plume
A la caille dévêtue que j’aime déjà.

Sè*

Yehwxé é na gbè ou mi
Igbé éwa ehoun mi no mâ na mi no zo
Mawu no mon vivo dé lan mè gò éhoun é no zon
Mi no na gbé na mi no zo mo no na gbè
Né o sa gbé o no do fò koun na Mawu
Tinkpon mo kon ési do izo éhé o ta
Mièlè éwa gbè dé Ka lo mè
Mi mo niwan na mi no zo
Ka lò ni gbèkpo mo non ési dji
Mi wa Sè na Mawu

La Force vitale primordiale nous a donné la vie
La Parole est le sang que nous nous partageons
Le Seigneur trouve son repos dans les corps et le sang qui se perpétueDonnez-vous votre consentement et donnez la vieSi tu parjures et trahis cette voie, tu blesses Le Seigneur
Essaye alors d’apaiser le feu que tu as alluméNous sommes dans la Calebasse de la VieAimez-vous (Fréquentation) donc les uns les autresDe sorte que la Calebasse continue à flotterNous sommes destin pour Dieu.

*texte en pédah (Xwéla), dialecte du sud ouest du Bénin. Sè veut dire destin

Sillage

Quand reste le poids d’une mère
Les mots sont amers tel un sel
Et seul sans une mer pour déverser ce fiel
C’est au ciel que j’ouvre mon cœur

Souffle

Perdu dans l’immensité déserte
Le rythme du Souffle cadence le pas de la pensée
D’où émerge l’idée d’un combat éternel
Entre l’émoi et le Moi de mon être
Et sans avoir de causes auxquelles souscrire
Je défends les bienfaits du Souffle
Qui œuvre dans les vies alentour
Celles qui possèdent le don de reconnaissance
A la Providence éternelle

PENSÉES

« Ce qui varie dans les diverses formes de La Religion – car il ne peut y avoir qu’une Religion – ce sont les apports individuels des êtres humains interprétant la lettre dans le louable dessein de la mettre à la portée des hommes de leur temps. »Tierno BOKAR*
Souffle et Argile

Tolérance, Partage et Paix. Inutile de rajouter plus de mots au son de la kora, du cor ou du tambour. Tolérance, Partage et Paix. Inutile de rajouter plus de maux au coup de l’arc, du Sabre ou de la lance. Tolérance, Partage et Paix pour l’amour de la Voie.

*Amadou Hampaté Bâ, Vie et enseignement de Tierno Bokar, Le sage de Bandiagara, Edition du Seuil 1980

Précocité tardive

Le ruisseau ne se réclame pas du fleuve tant qu’il est encore ru.

*

Un sain crétinisme religieux est tolérable quand il ne rend pas ignorant de la vraie foi en Dieu.

*

Le temps est un moyen de médiation qui prend de la valeur à l’imminence de la fin.

*

L’Univers est un Corps et le corps est un univers. La vie est une longue transformation de notre matière en nutriment essentiel à l’Existence.

*

Garde un peu d’Ivresse pour faire passer le poids de ton Travail quotidien.

Vent nouveau

Ne forçons pas le vin nouveau à épouser les contours d’une outre. Laissons-le réconforter les palais et les langues afin que le souvenir de l’Ivresse donne du fruit dans la conscience de ses effets et qu’il ne soit plus la convoitise de ceux à la recherche de cette connaissance.

*

Seul le Perdu cherche les traces de ses pas dans le sable du désert où le vent le pousse de l’avant.

*

La peur se résume bien souvent à une trilogie de limitations physiques, plantée aux quatre vents. La crainte vient du désir de servir au mieux le Message porté dans son cœur.

En esprit et en Vérité

La Tradition ne peut durer dans sa continuité que si les traditions prennent le relais du Message en considérant les rites, sacrifices et lois de leur temps.
Le chemin d’Amour se dessine à mesure que les traditions ancestrales font de la place aux religions, les religions font de la place à la recherche collective de la pleine Conscience.

Arrêt Saint-Denis

L’illusion religieuse égare les élites et maintient le peuple de croyants dans la peur

*

Si nous n’avions que la tradition orale pourquoi avoir gardé nos écrits?

*

L’introspection n’est pas le doute. C’est comme se racler la gorge avant de cracher.
La voix est une voie à maintenir propre.

*

Visualiser ses désirs c’est s’empêcher de rêver ceux de Dieu.

*

La sagesse souffle sur l’esprit et le cœur

*

Où est l’intérêt de donner un coup de machette dans l’eau? A moins qu’elle ne devienne solide par la pollution de notre esprit

*

Ce que tu dis de toi, dit ce que tu fais de toi
Ce que tu as fait de toi, dit ce que tu es en toi

*

Le déséquilibre symbolique que nous infligeons à la terre nous le ressentons dans nos états d’âmes.

*

Earth healing. Mental healing.

Dix cordes

Les maitres avancent sur le Chemin et servent le Message quand les disciples reculent pour connaitre le premier pas de sa révélation et ceux de son parcours. Viens le jour où le disciple sera maître et marchera dans La voie sans recourir à l’empreinte avant de se chausser.

*

Le disciple est plus à craindre que le maître. Sa cécité peut rendre borgne.

Choix

Choisir de prier Dieu dans un culte ancestral ou une religion c’est comme choisir de faire ses courses dans une épicerie de quartier au lieu d’un centre commercial. Cependant, le Prix des articles et la disponibilité des Biens, n’enlèvent rien à la satisfaction de trouver ce dont on a besoin pour vivre.

Âge des raisons

Le temps n’est qu’une illusion mais l’argent qu’il draine avec lui est bien réel.

*

Qui fixe la règle du temps, l’échelle qui montre et qui descend son courant inlassable ?

*

L’argent asservi le cupide et le nécessiteux par les mêmes liens. Seul un a la capacité de s’en libérer.

Perles noires

Il faut apprendre même lorsqu’on sait

*

Vive le disciple quand il ferme les yeux

*

Il y a toujours une ombre qui s’accroche à l’objet éclairé mais l’illumination intrinsèque de celui-ci l’en affranchit.

*

Le futur appartient à Dieu même la seconde qui suit.

*

Le mal est comme le côté décadent de notre existence. Le bien est une forme glorieuse. L’équilibre est de se maintenir près de Dieu.

*

L’une des alchimies est de transformer la peur en crainte de Dieu.

*

L’instant d’après ne peut être que le suivant.

*

Le côté décadent n’est qu’une décomposition de notre partie noble.

*

Savoir partager son temps de vie c’est accorder de l’attention à l’acquisition de richesse et au développement spirituel.

*

Je suis noir comme le sol de ma terre mais je suis dans le cœur de Dieu.

*

Je ne suis rien et c’est Tout.

*

Le combat politique ou tout autre devrait être guidé par la force de l’Idée et non par le désir de la réalisation

*

La richesse est dans le cœur

*

La dépendance aux résultats fréquents amène sans doute à l’idolâtrie.

*

Si le jugement ne peut être donné facilement. Cherche ton attente dans le résultat de la sentence.

*

Communion des Saints n’est pas nécromancie.

*

Il n’y a pas de secret dans l’éducation divine. Il y a abandon à la Volonté.

*

When you hear the call of Duty, raise and walk.

Arithmétique

Chaque un chez soi et deux l’y pousse

*

La preuve par trois se fait d’un seul esprit

*

Qui arrête vite de jour, créé une nuit au lent demain

Troublé

Tant d’histoires de croyances toutes aussi incroyables les unes que les autres entraînant tant de peurs et de manque de confiance que beaucoup se laissent happer par des mouvements spirituels alternatifs* qui les rassurent.

*à double sens car ils partent et reviennent plusieurs fois

*

Combien d’hommes font des erreurs quand ils omettent de prévenir leur épouse d’une action importante qu’ils vont prendre mais qui les exposera tous les deux ?

Corps de garde

Il ne faut pas laisser la sentinelle faiblir quand le royaume est en danger.

*

Il y a des combats où connaître les armes et la faiblesse de l’adversaire ne rend pas plus brave.

Renaissance

La vie s’apprécie mieux à un rythme lent

*

Le mythe est à la science ce que la contemplation est à la présence

*

Le temps n’est qu’une illusion mais ce qui s’y rattache en bien et malles est réel. L’émotion s’en affranchit.

*

La carte nous indique la destination et le chemin mais ne le parcours pas pour nous

*

L’impatience est la peur de la remise au lendemain

*

Le perroquet répète ce que son maître dit mais ne prend pas la parole en son nom

*

Derrière toute chose, il y a la mystique de la Vie

*

Le temps, ce cheval intronisé charretier, nous fait avancer dans l’attelage de nos préoccupations

*

La faiblesse qui me désarme me laisse les mains prêtes à recevoir l’aide nécessaire pour mener le combat.

Attention

Attention ! Le temps n’est plus le fruit de nos intentions.

*

Prenons le temps d’offrir le congé aux parties prenantes et abusantes

*

Les « amis » s’investissent dans la relation tant que celle-ci est rentable. Ils vous vendent et partent dès que votre commerce les ennuis.

*

Un frère en amitié partage le lien de « sans » de la famine et ne lutte pas pour l’héritage de la reconnaissance

*

Le va nu pied ne va nulle part sans ses compagnons de beaux « aime »

*

On ne peut se sortir de la solitude tout seul.

Gênées rations

L’otage de l’héritage traditionnel voit l’intervention familiale comme un bâillon.

*

La raison est la contrefaçon de sa vie aux idées nouvelles sous l’action de la mission

Athénée

A Notre Dieu à tous qui est tout puissant
Qu’il lui soit rendu honneur louange et gloire
Et qu’il habite nos cœur, esprit et corps
Afin que son Amour s’étende dans tous les êtres
Pour que le fruit de leur travail quotidien soit béni.
Que nos manquements à sa Loi trouvent grâce à ses yeux
A l’image de laquelle nous remettons les peines
Ainsi, que nos combats personnels n’engendrent pas de souffrance mais qu’ils nous grandissent et nous rendent libre.

*

Observe le devoir dans ton métier tout en laissant s’exprimer l’amour avec lequel tu le pratiques.

*

Le Boulanger pétrit le fruit du travail du Meunier avec la Source gratuite pour donner corps au partage du repas.

*

L’économie de l’eau est de rigueur en traversant les déserts mais une fois le campement installé dans l’oasis, le manque devenu vain pour le nomade le rend plein de gratitude pour cette nouvelle étape de sa vie dans le moment et au-delà.

Clarté

Dieu, lumière pure et éclatante, dont les révélations chromatiques s’illustrent aux hommes en s’ignorant les unes des autres, est Source unique qui illumine.

*

N’enlevez aucune couleur du Spectre ne fut-ce même au nom de votre partie de Lentille.

*

Comprendre le spectre visible et invisible (infra et ultra) de la lumière c’est mieux saisir la Vie manifestée, corps et âme par l’Esprit.

Astres trop logiques

Comme étoile ne t’occupe pas de la course ni de l’attraction, mais bien plus de ton éclat.

*

La vie est un continuum d’états manifestés et non manifestés, de visible et de non visible.

*

Le Verbe a montré l’exemple en prenant la mission et la condition des Prophètes pour faire rayonner la lumière sur toute obscurité

Yèhxwé*

Quel mérite aurais-je à prendre part à la gloire de Dieu si, m’ayant envoyé sur Terre, je ne me suis pas battu pour lui toute ma vie

*

Mon espérance n’est pas une visualisation du résultat mais un abandon total à la Providence

*

Vie intérieure n’est pas vie d’intérieur

*

Tu habites mon armure, la fragilité de mon cœur. Expose-moi à ton Amour qu’il transperce mes peurs

*

Pose-toi sur ma branche qui cherche la lumière. Ô Divine Colombe de feu

*

Souffle commun des Hommes. Plonge-nous dans la renaissance par le feu de l’Esprit Saint

*

Les pensées sont ce qui fait le plus de bruit surtout quand on a la tête vide

*

Le journalisme est à l’opposé d’une intériorité honnête

*

La parole de Dieu est unique même si elle emprunte divers sentiers

*Force vitale primordiale, Conscience, Corps et non Esprit, selon la Voie Noire, en Pédah (Xwéla)

Sabre et machette

Si tu pares un coup de sabre avec tes mains, assure-toi que ta détermination soit plus expressive que le doute de ton assaillant.

*

Coupe sec et oublie le mouvement de l’épaule. Seul le poignet rencontre la canne que tu vises. Ta bouche recueillera le sucre plus tard.

*

Si ta lame n’est pas prête pour le combat, plonge-toi dans l’Âme du monde pour y forger une faite de courage et de sagesse.

*

Si l’assaillant défi ta machette contente toi de viser les racines sans toucher les feuilles. Bientôt le champ sera désherbé.

*

Au sabre ou à la machette, la vertu est nécessaire pour améliorer son art et transmettre le chant de l’Essence.

*

L’Essence est en tous et brûle mieux sur le don de vie que l’on a reçu. L’effort du souffle allume ou éteint la braise incandescente.

*

L’ivrogne au vin de palme est le même que celui au saké. Ils finissent toujours par avoir les yeux clos.

Fils

Si tu es couvé par la peur ou une autre émotion limitante. N’hésite pas à te cogner au mur de ta prison. L’éclosion est proche.

Si tu as emprunté le chemin de l’imitation
tu arriveras au village du regret du don

Si tu peux améliorer chaque jour un élément de ta vie, de ton espace et de ta conscience, tu changes les frontières du Royaume.

Si tu observes deux maitres et que l’un parle à ton cœur tandis que l’autre guide ton esprit choisit la voie qui, unie, donne vie.

Si tu veux en finir avec le combat, déplace l’armée d’un côté et contourne le front avec l’élite. La tête du général roulera dans le dos de l’adversaire.

On devient maître lorsqu’on est prêt à enseigner.
L’enfant doué doit prendre patience et murir.

Proposition

Simples, Taizé-vous ! Ça Soufi !

Perle

Si l’éléphant perd la mémoire, le lion peut-il l’aider?
La tortue aura tout tracé sur le sol, fort heureusement. Mais alors qui a le savoir?

Si l’aigle perd la mémoire, le lion peut-il juger?
Le serpent aura tout tracé sur le sol, fort heureusement. Mais alors qui a la sagesse?

Si l’aigle perd la mémoire, le lion peut-il régner?
Le serpent aura tout tracé sur le sol, fort heureusement. Mais alors qui a le pouvoir?

Si l’aigle perd la mémoire, le lion peut-il l’aimer?
Le serpent aura tout tracé sur le sol, fort heureusement. Mais alors qui a la force vitale?

Si les branches perdent la mémoire, le tronc peut-il céder?
Les racines auront tout gardé dans le sol, fort heureusement. Mais alors qui a le grimoire?

L’équilibre est dynamique.

*

La lune ne peut éclairer le soleil mais elle demeure dans le ciel de la terre au-dessus de tout horizon.

*

Le vent de sable efface les pas sur le sol mais pas la mémoire du touareg.

*

Le poing est levé et le bras en équerre. Le regard est celui du guerrier. La victoire lui sera accordée.

*

Si la sagesse se pose sur ta branche, ne l’effraie pas et attend son chant mélodieux et son envol avant de siffler toi-même.

*

Avoir l’affect bipolaire c’est comme avoir l’âme partagée dans son incarnation. Tout combat intérieur se vainc par l’abandon à sa nature profonde.

*

C’est quand on est petit, qu’on ne sait pas qu’on est grand.

*

Éternité. Les minutes passent comme des secondes et les secondes comme des heures.

Tag

Bien mal à qui ne profite jamais

*

Qui veut la paie se sépare de l’« a guère »

*

L’argent ne feint pas le bonheur

*

Femme qui a ri est à moitié dans l’oubli

*

Qui vaut peu ?

*

Les poires font vivre

*

Un verre à Denis vide tend vers un Denis plein

*

Œil pour deuil, dents pour gland

Vapeur

La moquerie est une tontine à laquelle chacun cotise un jour ou l’autre par son comportement ridicule

*

La faiblesse n’est pas de ne pas être dur de caractère, mais c’est d’en avoir honte

*

Celui qui s’abonne à la médiocrité et s’adonne au manque de confiance se complait dans l’encouragement et le soutien moral des autres

*

S’accrocher à l’amour, c’est recréer les frontières du possible jusqu’à l’ultime retour à la réalité

*

Si le feu brulait dans l’eau, quel amour en naitrait-il?
Effervescent, évanescent ou éternel?

*

L’aigle ne voit que la proie que Dieu lui a accordée

Vendredi

L’amour n’a pas de frontière mais à ses cloisons dissuasives

*

La dette la plus dur à rembourser est celle sans la volonté première pour y arriver

*

Renoncer indéfiniment à s’unir, c’est mettre en péril la suite de son histoire

*

Croire en un maître, c’est pouvoir se lier au messager en ami. L’ami sait que l’Amour préside à toutes les tables et n’attend le plat que le maitre du logis lui accordera

*

Si j’aime sans la voir, je ne suis pas aveugle
Si je renonce sans lui parler, je suis un insensé
Si j’ai honte de son refus, je perds ma voie

Étape

La Voie requiert l’obéissance, le jugement et le choix de continuer sans arrêt

*

La paix tant voulue sacrifie l’indépendance des vies vouées à la confrontation

*

Qui parle trop achève de vivre sans avoir écouté

*

La laideur affective n’atteint que quand le cœur perd ses raisons d’aimer

*

Renoncer à vivre l’amour offert gratuitement, c’est chercher à payer le prix d’un autre factice et plus glorieux

*

Manger à sa faim est permis dans le respect libre de sa conscience

*

Le contact amical n’est pas hymne à chanter mais lien à entretenir

*

L’humilité ne pousse pas l’homme à baisser sa confiance en soi

*

La patience est une vertu et une ouverture vers la sagesse

Diaphragme

La colère est une peur qui fuit par la grande porte

*

Qui presse le destin s’obstine à répudier la providence

*

La fleur de la sagesse ne peut vivre sans le soin du corps.
Cette plante s’abreuve de son eau et laisse la nature agir

*

Combattre est nécessaire pour faire aboutir la Décision et non pour valoriser la confrontation

*

Le regret occupe autant pour la femme qu’on a pas eu que pour celle qu’on n’arrive pas à avoir

*

La honte ne prend racine que lorsque la personnalité et l’égo prennent conscience de leur nudité

*

Le courage d’affronter ses positions est le premier pas vers l’affirmation de l’inutilité de son intelligence

*

En vérité, en vérité, laisses toi guidé par l’Esprit. Dieu sait le moment de toute chose

Nièce

On fait seulement. Histoires de grands mots pour de petits problèmes. Où est-ce que ça mène?

*

Tout le monde a son projet mais on fait ce que l’on peut pour avancer

*

Avant de voir loin, il vaut mieux se laver d’abord les yeux et se rappeler que ce n’est que le matin de l’avenir

*

Chaque pas comptera dans la journée. N’alourdis donc pas ta pensée d’idées qui ralentissent tes démarches

*

Un projet à la fois à finaliser suffit pour se construire.

Réalité confrontée

L’avenir est étranger à l’Homme, mais son vécu n’enlève rien de ce qu’il a de présent

*

Dieu se révèle partout où la foi de l’homme présente une réalité arable

*

L’effort pour bâtir l’édifice à léguer à sa descendance ingrate est le même que celle-ci mettra à l’oublier sans l’hommage

*

Vivre dans l’intimité de Dieu c’est pouvoir prendre possession des richesses de son corps et l’offrir à la vie des autres.

*

Il n’y a pas d’êtres en ce monde qui ne soient au-dessus de toute puissance divine. Et le règne de Dieu s’applique à Tous, croyants les plus fidèles et honnêtes Hommes

Crépuscule

La vérité lue se voit toujours par le cœur

*

Là où mes pieds me portent, j’irais
Là où m’épier te porte, tu jouirais

*

Le bonheur ne se construit pas d’une seule main. Il demande l’accord des membres de son corps

*

L’ennui c’est d’avoir du temps pour chercher quoi faire.

Pour la vie

La captivité est une double réalité du juste avili et du malfrat anobli

*

La joie émane d’un cœur rayonnant du feu de l’âme

*

Si tu tombes tout au bas du gouffre et que ton appel à l’aide ne résonne plus, sache que Dieu emplit toujours ta pensée.

*

Si tu perds tout à toi
Si tu perds tout de toi
Si tu perds toute ta foi
Prends la vie qui te sous-tend
Et veille l’Amour qu’il te reste
A accueillir l’instant où tout reste possible

*

Un plat peu rempli à l’agonie vaut autant qu’un festin et un ventre plein au soin du châtiment

Nature

Le fruit sans noyau, n’a plus d’école à transmettre

*

De même que le nouveau-né ne peut appeler son grand-père par son prénom, de même le néophyte religieux ne peut invoquer n’importe quel nom divin.

*

L’épaisse fumée de peine recouvre la nuée qui accueille l’âme qui s’est offerte sans se retrouver.

*

La vie importe peu à ceux qui en ont peu à en faire

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Le prisonnier est heureux de supporter ses liens tant qu’il accepte d’offrir sa souffrance à sa liberté

Quotidien

Quitter sa foi profonde pour une autre par conviction, c’est traverser l’immensité d’un désert sans loi

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Aimer simplement sans vouloir de confrontation, c’est oublier de rentrer dans la réalité de la demande et du refus possible

*

L’abandon de soi à la cause spirituelle doit tenir compte du quotidien fait de devoirs et de plaisirs humains.

*

Si tu te bats pour aimer, aime dans ton cœur et en santé pour mieux justifier ce sacrifice de ta vie

*

Qui assemble un arc ne peut tendre la corde sans avoir l’intuition de la flèche

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Le respect aux autorités s’apprend dans l’ordre civique et dans le prolongement du savoir vivre

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La liberté de frémir de peur ou d’allégresse est un don contenu dans la nature du message

*

Dieu est Grand et son fidèle Peuple est à son image

Union

Pour ceux qui ont voulu s’unir à tes Noms en reconnaissant Ton essence unique
En t’invoquant par le langage des religions différentes en Une.
L’une a accueilli le Verbe afin que le monde soit en paix.
Guidé par sa Vérité, l’Homme prend congé de sa vie, un jour, pour le retour vers le Père.
Un Dieu au Nom méconnu dans tant d’appellations mais qui t’accueillera en s’appelant par le tien.
Amour au centre de nos vies, soit la rencontre qui ensemence l’existence pleine d’un Esprit au cœur du Monde et à jamais renouvelé.

Message

Dieu, par son Verbe, se révèle à nous dans sa simplicité et son Amour.
Verbe venu par une mère honorable, a pris nos conditions de vie et conduit sa mission de prophétie.
Il fut guidé sur sa voie et rien de ce qu’il a accompli n’a été fait sans miséricorde ni compassion.
Messagers ou Prophètes, c’est vers le Dieu Suprême qu’ils nous conduisent en berger attentionnés et désireux d’accomplir leur tâche.
Nous en sommes reconnaissants et rendons grâce pour ces Portes de Salut par laquelle, Il nous sauve et pour lesquelles nous nous mettons en marche. Sur ce chemin de Vérité et de Vie qu’Il a tracé vers Lui par les voies de l’Esprit d’Amour.

Reconstruction

La vocation et le pouvoir divin s’ils ne sont pas reconnus et encadré souffrent dans Sa mission qui ne peut s’accomplir et dans les âmes qui ne pourront être ensemencées par la Parole sur cette voie

*

Même sans métier, sans revenus, ne refuse pas l’épouse que Dieu te donne. Elle est la richesse qui te guidera vers votre accomplissement mutuel

*

Si tu as honte d’être comparé, ta vie et toi, à d’autres, laquelle peux-tu imaginer faire à Celui qui t’a voulu à Son image

*

Si tu sais reconnaitre l’Ange et chasser le démon, alors une part de toi n’est plus de ce monde

*

La sueur du labeur mérite sa récompense pour le salut de l’infortuné vivant le manque de lumière ailleurs.

*

Si ta présence n’importe peu à personne, dans ton absence évertue toi à ce que le sens de ta vie prenne corps

*

La vie mystique diffère de la mystique de la vie qui est foi en la providence et au don simple à Dieu

Orphelins

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’arbre dans le ciel que l’aigle vole les yeux fermés.

*

La Calebasse fendue ne sert plus à recueillir l’eau précieuse mais le grain à trier se contente volontiers de son fond.

*

Ô Afrique continent incontinent qui laisse couler les larmes du Peuple sans pouvoir les retenir !

*

La Calebasse crie, danse, chante, parle puis se tait

 

A QUOI ÇA RIME?

“Revolutions are brought about by men, by men who think as men of action and act as men of thought.”Kwame Nkrumah

Le moment d’agir

Le discours n’amène pas toujours la méthode mais sait éveiller à l’action qui saura mettre en œuvre pour le combat. A quoi bon crier dans le désert et s’époumoner dans un texte?
A faire passer le message. A croire qu’en l’homme réside le complément d’écoute pour le cri vain qui saisit la plume. Rester attentif à défaut d’embrasser la cause

J’accuse!

J’accuse le coup. Après la crise et l’éveil hésitant, l’urgence du changement diffuse l’âpre gout de la réhabilitation. L’environnement familier et amical recèle de sollicitations, absences et solides citations : « prendre soin de soi… ». Le faire dans la solidarité de ceux qui s’offre en aide pour les moments évanescents ou même la forme de la convalescence s’évanouit. Le faire dans la condescendance des parties prenantes qui ne discuteront que du bénéfice une fois les fruits de l’effort de l’exercice réalisé seul.

J’accuse le coût. C’est le prix à payer pour s’être amoindrie d’un handicap de pas sages où le crédible fuit dans la perspective des relations d’affaires, professionnelles et affectives. Être débiteur de ces comptes et attendre le moyen de se racheter. Avoir le désir de le faire toujours plus vite, plus fort et plus haut dans une prouesse, poussée d’énergie ou d’un stress calme. Ce rite inimitable peut rendre irritable mais dès lors on accuse à nouveau le coup.

J’accuse le cou. Tordre les préjugés d’une Société vivant du déni d’un trouble qui pourtant s’installe sans pour autant prendre sa place dans les esprits. Elle sait profiter et récolter des fruits de ces êtres mutants et si particuliers qu’on ne sait gérer que dans la peur, l’impuissance, l’incompréhension et l’isolement. « Nous sommes aussi du monde » et sans faire chanter les saints, il est indispensable de mériter la considération, la solidarité et la confiance dans nos actes cohérents et nos « dérapages » contrôlés en accusant le coup.

J’accuse le tout. Les progrès de la médecine ne doivent pas laisser un gout amer à ceux qui souffrent de leurs exaltations et afflictions. Le symptôme est aussi un mot dans un autre vocabulaire. Le sujet de cette attention a ces maux à dire là-dessus. L’érudit s’érode trop souvent à coup de comprimés pour redevenir stable, le bagage vidé de dons, créativité, énergies, pensées, célérités, transes… Les ajustements sont faits pour faire durer mais sans le dialogue c’est à nouveau le rejet puis la crise. Dès lors on accuse à nouveau le coup.

Qui croyez-vous que nous sommes pour vivre et disparaitre à vos côtés en marquant la psyché collective et demeurant insondable?

A tous ceux qui souffrent de troubles mentaux légers ou lourds, pour leurs entourages et pour ceux qui gèrent ces maladies au niveau professionnel.

Du respect et de l’acceptation.

La Vie. Une Lettre à la Mère

La vie, pour ce que j’en sais peut-être poème ou bohème, transe ou absence, connexion ou excitation, esprit au chant ou dans le champ.
De ces mois à refonder mon moi dans un trouble qui prenait parfois l’allure de l’incendie sensé préparer ma nouvelle Terre en friche, j’ai encore brodé et fait le Point. À toujours y revenir il ressemble de plus en plus à un point d’interrogation. L’Ankh de ma renaissance profonde.

De ne pas avoir osé te dévisager, d’avoir senti tes doigts et ta taille dans cette unique danse; Agua Nile.
De ne pas avoir discuté, d’avoir écrit mon émotion au son poignant des chantres d’un sentiment si désiré; A quoi bon nier?

Aimer et respecter l’autre dans son retrait, indifférence ou simple différence de point de vue – par l’écho des pensées – tient du respect ou de la couardise. Cet instant où le doute inhibe l’expression du sentiment avant que le cœur n’avoue son impuissance à endiguer le flot : tristes aspects de la friandise

Heureusement, ces crises de vie permettent de lâcher prise et de reconnaître qu’on n’est pas prêt à offrir le meilleur de nous à l’Autre. Le tout en ayant conscience d’en avoir besoin en complément pour avancer.

La détresse ressentie dans les moments d’Imminence, la mort à la vie conditionnée et héritée, délit des peurs confortables et sert d’élixir de vérité. Alors autant avouer et renaître en être simple. Le défi est alors au quotidien. Se réhabiliter et prouver sa valeur aux yeux de la société : Boulot, voiture, maison, équipements etc. Honnête cliché ou cliché honnête!?

L’Alternative désuète fait son chemin. Des préceptes aux concepts. L’Ancêtres rappelle sa Tradition à l’affranchi : Abandonner toute résistance face au destin.

C’est bizarre que tout ne semble pas si net. Pourtant le métier d’homme est de se préparer, entre-autre, à accueillir une femme et fonder sa dynastie. Mais que faire quand l’appel d’une autre réalité franchit les frontières du cœur pour se diffuser dans ce qui reste de vie à partager? Et bien au-delà…

Sans oser voir, sans parler et en effleurant, garder l’empreinte indélébile d’un besoin d’Esprit ou d’une présence sous un voile que seul la foi nous pousse à lever pour la suite de la route. Une voie de joutes contre toute perfection à travers corrections et modération.

La Vie pour ce que j’en sais est ce fleuve qui charrie le même Amour des origines. Celui issu d’une Mère infinie où se mira la puissante Vérité. Sois! J’étais sur la berge, je t’ai vu, j’ai plongé. Soit! Que je me noie n’a pas d’importance car pour d’autres, je n’ai jamais osé défier les courants. Soi!

Un neuf moi à concevoir dans une vie qui rougit de l’émoi. Alors, je garde « le cœur de l’Âme » et revêt l’armure et le sabre par amour, la plume véridique pour cette même vie que je vois à présent différemment mais je l’espère de façon lucide. Je suis l’Être réel qui offre ses mains vides au projet de communion providentiel à toi : aimer, conjugué au Futur plus que parfait.

Du devoir de transmission

Tradition sans rites, histoires sans Feu.
Désir de savoir sans brûler en châtiment?
La culture se met à l’abri du culte pour se perpétuer sans offenser.

Le païen n’a plus une paire d’yeux acceptable sans y ajouter une lentille riche en faire…
Comment alors baptiser dans la mer sans vouloir du sel qui donne goût à la peau?
Dans une chaine d’eau distillée maintes fois purgée par l’oubli et la peur de la faute, la Tradition s’étiole pendant que l’étole se rajuste

« Je veux ma Culture » crie le cuir, les spores de cette tradition à même la peau.

Le déraciné peut se planter où il veut mais, sans semence, son fruit n’est qu’illusion. L’arbre stérile donne alors son ombre à d’autres jeunes pousses n’offrant pas les fruits par lesquels pourrir heureux

La forêt devient vierge de l’intervention de l’intrus de passage. Le pesticide a été efficace mais le sol est à jamais changé
Le déraciné, le devient alors sans changer de place, quand le sol devient humus sans pépins.

L’instinct de préservation devient un devoir dans la chaîne de transmission de l’identité collective qui forge les caractères au fil des âges.

Yes we can speak

We know the battle ahead will be long, but always remember that no matter what obstacles stand in our way, nothing can withstand the power of millions of voices speaking for change.

We have been told we cannot do this by a chorus of cynics. They will only grow louder and more dissonant in the weeks to come. We’ve been asked to pause this summer for a reality check.

We’ve been warned against offering the students of these provinces false hope. But in the unlikely story that is Canada, there has never been anything false about hope. For when we have faced down impossible odds; when we’ve been told we’re not ready, or that we shouldn’t try, or that we can’t, generations of Exchangers have responded with a simple creed that sums up the spirit of a people.

Yes we can. Yes we can. Yes we can.

It was a creed written into the founding documents that declared the creation of exchange programs.

Yes we can.

It was whispered by immigrants and social workers as they join to fight against discrimination and unjustified refusals.

Yes we can.

It was sung by a group of beautiful ladies as they sailed around the shores of Toronto on Lake Ontario on that evening of June 2008

Yes we can.

It was the call of workers who need to speak to get a better job; women who reached the right for equality; a country that invited the world as its new workforce; students who understand now that our leaders share the same dream in different words.

Yes we can to justice and equality. Yes we can to opportunity and prosperity. Yes we can heal this nation. Yes we can repair this world. Yes we can.

And so tomorrow, as we take our suitcase back to Quebec and Ontario; as we learn that the struggles of a worker in Sault Ste Marie are not so different than the plight of the one in Chicoutimi; that the hopes of the little students who will apply for OQEP next year are the same as the dreams of the future Canadian worker trying to learn French on the streets of Toronto; we will remember that there is something happening this summer; that we are not as divided as our politics suggests; that we are one people; we are one nation; and together, we will begin the next great chapter in the Canadian story with four words that will ring from coast to coast; from sea to shining sea –

YES. WE. CAN. SPEAK.

(Adapted from Remarks of Senator Barrack Obama (President in these days) on New Hampshire Primary Night)

All my greetings to the students of OQEP and the staff members during this summer 2008. Good Job!!!

Amour interreligieux

Le Père céleste dont les noms sont invoqués par nous en fidèles croyants et à qui nous appartenons entièrement, offre l’Amour dont Tous nous sommes faits. Nous recevons encore plus en don tout au long de notre vie. Il est ce qui nous lie sur Terre et dans l’Âme du Monde.

S’unir hors des frontières religieuses et ceintes est le poids de tant de créatures aimantes. Lorsque par le ministère des Églises et Communautés, la loi statue laissant le couple, la famille dans l’inconnu.

L’Esprit qui agit dans nos vies simples en Vérité et guide dans l’union de nos cœurs, nous permet de nous remettre entièrement à la Voie. Esprit qui protège et enseigne par Sa Sainteté, Sa Vérité et le Salut offert. L’Amour diffusé en nous tous s’étend dans l’humanité et soutient tout. Par l’enseignement et les manifestations de ses dons, la Voie sur laquelle le partage d’Amour est possible et la descendance consacrée peuvent être révélée. Toute créature étant à nouveau appelée à être un servant du Dieu par de là les clivages dogmatiques et pour le bien du Verbe aimer.

« Que la paix divine demeure sur Tous, aimants. Qu’il réside en Tous un esprit de tolérance car nul ne peut se soustraire aux lois naturelles de l’Amour »

Le retour

J’ai grandi sur cette terre nourricière et mienne
Mon départ fut pour former ma jeunesse
Conscient j’ai renié ton berceau pour les lits de lys
Si m’y complaire était un bien pourquoi me regrettez-vous?
Je souffre de vouloir m’y établir pour mes acquis
Vous voulez un retour fait du bris de mes rêves
Car la succession et la continuité sont des êtres seuls
Quand la progéniture se rebelle devant ce sacrifice
Le tort souffre alors du légitime droit à vivre libre
Et du devoir de veille sur un patrimoine convoité
L’absence dans l’édifice d’une vie est la peine
Que tout homme ressent au soir du jour divin
La perte de tout repère est la douleur qu’éprouve aussi
Le fils dont l’honneur filiale a su porté ses combats
Il n’y a jamais eu ici de problèmes difficiles
Ni de solutions faciles à mettre en place
Lorsque l’Homme reconnait son impuissance
Seul Dieu peut apercevoir sa petitesse infime

« Confiez-vous les uns les autres à Ce qui fera de vous des êtres libres dans vos combats. L’avenir d’un enfant même obstrué n’est pas à sacrifier à un passé à pérenniser »

Famille

Berceau d’accueil qui nous reçoit dépendant
Entourage protecteur qui éduque l’enfant
Fruit du sein aux nombreuses vertus maternelles
On quitte sans peine l’enveloppe pour le nu
Au jeu de la génération on devient habile
L’école saisit vite l’espace de l’éducation familiale
Puis on se perd, grandit et espère cette même famille
Adulte tout est différent pour les souches
Le sang reste mais entaché de nombreux propos
Les blessures et négligences alourdissent le spontané
On fait de son mieux tant que le nom reste à l’honneur
Et que l’esprit de corps survit de grâce
Une immense gratitude à ceux qui ont su donner
D’eux même pour maintenir l’équilibre
Apaiser les feux et, sensibles, suivre
Les vertes tiges, espoirs de la transmission

« On prend de nos jours la mesure de nos familles lorsque la solidarité défie la cohésion apparente des habits de bienséance »

Initiatique

Initier le monde au respect de la Terre
Transmettre le pouvoir des ancêtres
C’est voir de loin l’avenir passer au présent
Car tout Homme que tu es, tu nais d’une mer
La seul nourricière qui abreuve ta terre
Sédimente les berges de ton ignorance
Afin que pousse la pâture de ton élevage
L’initié renié, raté et refoulé perd tout
Il demeure seul dans un monde avec qui
Il n’a plus d’attaches ni n’est porté en mémoire
L’initiation crainte est pire que la vie inconsciente
De celui qui se veut responsable
Les âges, les rôles, les statuts
Passent par un rituel que l’Homme
Aux allures innocentes reconnait
Dans le secret immaculé de sa vie
L’expérience initiatique ne peut être prise en charge indéfiniment par la vie dans la Voie.
Un choix doit mener à une communauté de frères et sœurs solidaires.

Rueda

Elle peut débuter à deux couples
La complicité émerveille déjà l’assistance
Très vite les invités s’accueillent dans la ronde
Une roue qui n’en finit plus de plaire
et de refaire le monde par sa gaité
Le meneur espiègle use de la musique
Et abuse du rire des partenaires féminines
Le jeu est au rendez-vous dans une danse
Qui vit les âges au hasard des modes,
des adeptes et des oublis des figures

Son esprit semble se perdre
Mais là où il est de tradition
Nul besoin d’un commerce d’export pour le vivre
C’est après tout un exemple de vie pour d’autres

Commencer à deux, vouloir trois,
se retrouver à quatre…
Dans une famille qui ne cesse de grandir
Et dont les générations successives
Tenteront de garder le cercle vivant

Ne rien dire alors des anti culs bas et terreux
Qui y voient un art régressif
à ne plus faire vivre avec le moderne des jambes synchronisées
Ne rien dire de la danse d’origine même et de ses patrons aux chants comblés.
Sinon qu’un pied ne peut s’atrophier volontairement
Laissons de grâce la richesse des styles vivre sur les pistes et dans les cœurs

J’entends ma Voie

J’entends des voix
Bien sûr tout le monde fait de même quand il parle
Mais celles du silence sont les plus lourdes à justifier
Quand la paix des sons se fait tout alentour
Le conciliabule résonne encore pour le néophyte
Sans aide ni prothèse c’est le Psy et le mettre de loi, qui âtres, mettent le feu
L’anomalie gêne l’éventualité d’un don incertain
Mais la certitude du saccage d’une vie justifie l’affaire
Que sacrifier? Une vie intérieure riche et intense?
Ou l’impossibilité de gérer des états civils si vils et publics?
Le choix s’impose car les substances menacent l’Essence
La vocation s’éteint à mesure que le pas n’a pas eu son su
Et reste ignorant de l’introduction au mouvement
Sans abus et nul lieu autre que la vie, l’Homme est.
Même un divin esprit offrirait à toute créature sa chance dans une nouvelles conscience universelle
Un « mercy » gratuit faite de foi et d’équilibre dans un lâcher prise
Car quand les voix résonnent, l’esprit et le corps
Frissonnent d’une même attente fertile ou hostile
Soigner c’est alors offrir de la substance divine
Libérer par les dons de prodiguer affection et conseils
Tous unis pour sauver des âmes prises dans un monde sans la guidée de l’autre
Car si j’entends des voix c’est pour mieux voir la couleur de ma Voie

Dans notre Collection

La firme The Wisemen Council se sont engagées à publier des livres numériques selon trois lignes éditoriales à savoir « le Développement économique », « l’Identité ethnique » et « le Développement durable ». Notre but est d’accompagner l’effort de réappropriation du Futur économique et le renouveau de la civilisation Noire dans une logique de valorisation et de partage aux autres cultures de sa philosophie et de son Attitude informelle. Notre collection s’inscrit dans le cadre du projet de recherche empirique de son Think Tank, la Méthode Ka, ainsi que de ses activités de consultation en Stratégie de projets.

Publié à ce jour :

Collection Développement économique :

Catégorie Analyse

Un aperçu des défis au sein de la communauté des entrepreneurs ethniques, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2015, ISBN: 978-2-924872-24-6

An overview of the challenges within the ethnic entrepreneur community, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2015, ISBN: 978-2-924872-21-5

L’entrepreneur informel entre efforts et peu de richesse, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-22-2

The informal entrepreneur between efforts and little wealth, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-23-9

Catégorie Guides

Une entreprise ethnique en 40 heures, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2014, ISBN 978-2-924872-20-8

Business in the box, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2014, ISBN 978-2-924872-13-0

L’art de s’intégrer par l’entrepreneuriat, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2014, ISBN 978-2-924872-15-4

Successful Citizens through entrepreneurship, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2014, ISBN 978-2-924872-19-2

Stratégie de projets ethniques, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN 978-2-924872-17-8

Ethnic Project strategy, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN 978-2-924872-14-7

Réussir par la voie Informelle, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN 978-2-924872-16-1

Succeeding through the informal way, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN 978-2-924872-18-5

Catégorie Manuels

Attitude, Correction, Simplicité et Modération, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2017, ISBN 978-2-924872-41-3

Catégorie Précis

Comment fonder mon entreprise Informelle, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-03-1

How to settle my informal enterprise, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-04-8

Comment présenter mon projet informel à des personnes a ressources, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-05-5

How to present my informal project to people of resources, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-06-2

Comment créer mon entreprise ethnique, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-07-9

How do I create my ethnic business, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-08-6

Comment lancer mon entreprise ethnique, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-09-3

How to launch my ethnic business, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-10-9

Comment faire durer mon entreprise ethnique, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-11-6

How to make my ethnic business last, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2016, ISBN: 978-2-924872-12-3

Catégorie outils

Gabarit pour rédiger un plan d’affaires informel, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN : 978-2-924872-31-4

Template to write an informal business plan, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN : 978-2-924872-32-1

Gabarit pour rédiger un plan de stratégie Marketing informel, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN : 978-2-924872-33-8

Template to write an informal strategic Marketing plan, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN : 978-2-924872-34-5

Collection Identité ethnique :

Catégorie Citations

Les Anges dans l’esprit, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2014, ISBN 978-2-924872-25-3

Catégorie Nouvelles

Le Point, quatre saisons pour reconstruire (édition révisée), Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2013, ISBN 978-2-924872-26-0

Au nom de l’a-guère, le jour du réveil, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2015, ISBN 978-2-924872-27-7

Catégorie Prose

Le Cri de la Calebasse, Arôme antique, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN 978-2-924872-35-2

Le Cri de la Calebasse, Perles d’exil, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN 978-2-924872-36-9

Le Cri de la Calebasse, Oasis à l’orient, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN 978-2-924872-37-6

Le Cri de la Calebasse, Noir Mystère, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2018, ISBN 978-2-924872-38-3

Catégorie Roman

The Black Kingdom, la voie des dieux, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2013, ISBN 978-2-924872-28-4

Collection développement durable :

Catégorie Méthode Ka

Introduction à la Méthode Ka, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2013, ISBN 978-2-924872-30-7

Introduction to the Ka Method, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2013, ISBN 978-2-924872-29-1

Charte de projet de la Méthode Ka, Arnaud Segla, The Wisemen Council, 2012, –

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